Quelque chose comme un grand petit média

Quoi qu'on dise par Martin Claveau

J’ai mes petites habitudes le matin, au grand dam de ma blonde et de ma fille.

Quand je me lève, à une heure de cave, je fais quelques exercices, puis je vais courir 10 minutes.  Je reviens, je me douche et je déjeune et je lis La Presse + pour savoir ce qui se passe au Québec et ailleurs. C’est mon petit rituel. Je lis ensuite aussi le Soleil et Le journal de Québec, quand j’arrive au bureau. Une fois que j’ai fait mon petit tour de l’actualité, je lis nos dernières publications en ligne.

Tout ça pour dire que je ne change pas souvent mes habitudes en matière de consommation d’actualité.

À la suite de l’élection municipale, très tôt lundi matin dernier, j’ai fait changement et j’ai dérogé de mon rituel du matin. Je n’ai pas lu La Presse ce matin-là. Je me suis garroché comme la misère sur le pauvre monde pour lire un texte de notre rédacteur en chef, Gabriel Côté, sur le parcours incroyable de Bruno Marchand vers la mairie de Québec.

Il venait juste de le placer sur notre site, après avoir passé une nuit blanche à le terminer. Je savais depuis un bout que Gabriel avait convaincu les gens de Québec Forte et Fière de lui donner un accès privilégié à leurs réunions pour relater l’histoire de cette campagne dans un article qui ne devait paraitre qu’après celle-ci. Il a travaillé plusieurs semaines là-dessus. J’avais vraiment hâte de le lire et je n’ai pas été déçu.

Je lis pas mal tout ce nous produisons, mais je ne le fais pas toujours au moment de la parution. Souvent je le fais au cours de la journée. D’ordinaire, plusieurs de nos textes sont intemporels, ce que nous faisons est rarement le texte le plus « hot » du moment dans l’actualité.  

Quand j’ai lu le texte de Gabriel, ça m’a ému de voir que nous pouvions atteindre un tel niveau d’excellence. Le Carrefour est un petit média qui ne dispose que de modestes moyens.  Notre personnel est créatif et Gabriel en est un bel exemple.  Il est intelligent et très débrouillard. Il m’a rendu fier ce matin-là avec son texte qui était le plus pertinent du moment, alors je le félicite et je l’en remercie. C’est pas des blagues, j’en ai presque pleuré quand je l’ai lu…

Dans le même ordre d’idées, le travail des autres collaborateurs du journal a aussi été déterminant dans la couverture des élections municipales. Plusieurs nous en ont félicités d’ailleurs. Si ces derniers n’avaient pas été aussi actifs, il aurait été difficile pour Gabriel de réaliser un tel texte sur l’ascension de Bruno Marchand, vu de l’intérieur. J’en profite donc par la même occasion pour les remercier. Sophie Wiliamson, Julie Rhéaume et David Lemelin, votre collaboration est donc aussi précieuse et très appréciée. Je m’en aussi voudrais de passer sous silence la tâche des autres artisans du Carrefour que sont Michel Lemelin, Philippe Moussette, Line Bélanger, Isabelle Gagnon et Marie-Claude Boileau sans lesquels rien de tout cela ne serait possible non plus.  Merci à tous d’avoir contribué à faire du Carrefour un grand petit média dans les derniers mois. Tout le mérite vous revient et moi, ben j’essaye juste de ne pas trop vous mettre les bâtons dans les roues.

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