Les abat-jour de Diane Obomsawin illuminent Cartier

Lumière sur l'artUn aperçu du nouveau parcours Lumière sur l’art 2021-2022, imaginé par l’artiste d’origine abénakise Diane Obomsawin, sur l'avenue Cartier (Julie Rheaume).

Les œuvres de la bédéiste et cinéaste Diane Obomsawin sont en vedette pour la 7e édition de Lumière sur l’art. Elles ornent les 34 abat-jour géants de l’avenue Cartier jusqu’à l’automne 2022. L’artiste y propose notamment un dialogue entre certaines de ses créations présentées sur place.

D’origine abénakise, Diane Obomsawin, aussi connue sous le nom de plume Obom, a fait sa marque comme auteure de bande dessinées dans les années 1990, puis comme cinéaste d’animation, illustratrice et artiste visuelle.

En entrevue, lorsqu’on lui demande si elle se décrit avant tout comme une bédéiste, une cinéaste ou une illustratrice, elle répond qu’elle se définit avant-tout comme une artiste. « Ça regroupe tout ça », ajoute-t-elle, en faisant référence à ses multiples chapeaux.

Pour créer les œuvres de cette édition de Lumière sur l’art, Diane Obomsawin a eu recours à des illustrations, des abstractions géométriques et à des images d’archives de la collection nationale du Musée national des beaux-arts (MNBAQ). Elle y a même intégré des lettres du code international de signaux maritimes, raconte-t-elle au téléphone. Les connaisseurs y liront le mot « Accolade », dit-elle.

Pour les photos, l’artiste recherchait notamment des images historiques de gens, dont des personnes d’origine autochtone. Mme Obomsawin a notamment créé quatre lampadaires qui rendent hommage aux premières nations et à ses racines.

Pour certains abat-jour, elle a aussi voulu créer un dialogue entre les photographies et les illustrations: des clins d’œil et des personnages qui font écho l’un à l’autre, explique-t-elle.

Certaines œuvres ont aussi été conçues comme des séquences qui rappellent la BD ou les films d’animation, dit-elle.

Pour elle, créer des œuvres pour les lampadaire fut « un gros défi ». Elle a notamment travaillé à l’échelle, grâce à un ordinateur, sur une surface quadrillée. Elle a aussi eu recours à la suite de Fibonacci, du nom d’un mathématicien italien du 13e siècle. Il s’agit d’une suite d’entiers dans laquelle chaque terme est la somme des deux termes qui le précèdent. Dans le graphisme, elle vise des proportions idéales et agréables pour l’œil humain.

On pourra d’ailleurs en savoir davantage sur cette suite et sur l’univers de l’artiste grâce à des codes QR disposés près des œuvres.

Tous les âges se retrouveront dans les créations de Mme Obomsawin réalisées pour Lumière sur l’art. Les plus jeunes craqueront pour les personnages rigolos, les plus vieux en apprécieront le design ou encore la dimension historique, entre autres. Plusieurs niveaux de lecture sont possibles.

Autres projets

Mme Obomsawin planche sur un nouveau film d’animation, « un thriller psychologique d’environ 9 minutes » pour l’ONF. Le projet devrait voir le jour en 2023.

Elle s’attaque également à une adaptation de La Tempête de William Shakespeare en bande dessinée. Cette aventure ambitieuse devrait être publiée en 2025. Pour la bédéiste, il s’agit d’un projet « tellement gros », qu’elle doit y travailler  pendant de brève périodes pour éviter la fatigue. Elle y consacre donc actuellement « pas plus de deux heures par jour ».

Rappelons que l’artiste avait aussi signé l’affiche de la dernière édition du Festival Québec BD, présentée au printemps dernier.

Rappel

Lumière sur l’art est présenté par la SDC Montcalm – Quartier des arts de Québec, en collaboration avec le MNBAQ et la Ville de Québec.

Depuis 2015-2016, le parcours Lumière sur l’art a vu des œuvres d’Alfred Pellan, Fernand Leduc, Rita Letendre, Jacques Hurtubise, Pierre Ayot, Manon de Pauw et Jocelyn Robert figurer sur les luminaires situés dans le quartier Montcalm.

En 2020-2021, les créations du duo d’artistes du quartier Saint-Sauveur Pierre&Marie étaient à l’honneur pour la sixième édition de Lumière sur l’art.

Celles de Diane Obomsawin seront présentées jusqu’à l’automne 2022. L’inauguration officielle de ses œuvres a eu lieu le 10 novembre, à 18h, à la place éphémère François-Duchesne (au coin de l’avenue Cartier et du boulevard René-Lévesque).

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