Le Port de Québec dévoile aujourd’hui son processus d’évaluation et d’atténuation d’impacts (PEAI) portant sur le projet de terminal international de conteneur de l’entreprise QSL.
Suite aux préoccupations émises par des organisations représentatives en fin avril dernier, le président de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) a finalement tranché ce 10 aout que le terminal international de conteneur de QSL ne serait pas désigné pour une évaluation d’impact fédérale.
En vertu de la loi sur l’évaluation d’impact, c’est au Port de Québec d’agir à titre d’autorité fédérale et de déterminer si le projet est « susceptible d’entrainer des effets environnementaux importants ».
Un processus d’environ 12 mois
Le PEAI prévoit une phase de consultation publique pour informer la population et élaborer les exigences et attentes de l’évaluation d’impact du projet. QSL devra par la suite mandater des experts qualifiés pour élaborer une évaluation environnementale.
L’administration portuaire mandatera elle aussi d’autres experts pour examiner les évaluations. De nouvelles consultations publiques permettront d’entendre les citoyens au sujet des résultats et, après quoi, le Port de Québec rendra sa décision.
Une décision qui ne fait pas l’unanimité
La décision rendue par le président de l’AEIC de donner la responsabilité de l’étude environnementale au Port de Québec ne faisait pas l’unanimité. Certains, comme la Table citoyenne du Littoral Est et le député sortant Sol Zanneti, dénonçaient un conflit d’intérêts. Le Port s’est déjà montré en faveur du projet, « On demande au loup de veiller sur les moutons », lançait Daniel Guay, porte-parole de la Table citoyenne Littoral Est.
Dans une présentation aujourd’hui, l’administration portuaire rappelle que les dés ne sont pas jetés.
« En aucun cas, ça ne constitue une autorisation. Le projet va être évalué de façon rigoureuse, transparente et conforme à la loi. Les études, les expertises externes et les consultations vont permettre d’éclairer l’analyse qu’on fera. Le projet pourrait être autorisé, autorisé avec conditions ou également refusé. Donc le PEAI va nous permettre de prendre une décision éclairée, fondée sur des faits, la science en tenant compte également des préoccupations citoyennes. », affirme Philippe Charest-Gélinas, directeur environnement au Port de Québec.
Pour en apprendre plus sur le processus, le projet ou pour vous faire entendre, consultez la plateforme de participation Je Participe.


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