Un campement symbolique dénonce l’inaction contre l’itinérance

Le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) a installé un campement symbolique devant l'Assemblée Nationale. (Photo: RSIQ)Le Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) a installé un campement symbolique devant l'Assemblée Nationale. (Photo: RSIQ)

Le Réseau Solidarité Itinérance du Québec a monté un campement symbolique devant l’Assemblée nationale, le 23 septembre 2026. L’action a coïncidé avec le dernier débat électoral de la campagne provinciale. Des représentants d’organismes communautaires et des personnes ayant vécu l’itinérance ont pris la parole. Le regroupement réclame des engagements structurants des futurs élus.

Louis-Alexandre Parent

Un rassemblement devant l’Assemblée nationale

Des membres du RSIQ sont venus de plusieurs régions du Québec. Ils ont installé des tentes portant des messages destinés aux futurs élus. Le geste visait à rendre visibles les causes de l’itinérance. Il visait aussi à présenter des solutions concrètes.

Plusieurs organismes ont pris la parole lors d’un micro ouvert. Vanessa Constantineau, de l’Association pour la défense des droits sociaux de l’Outaouais, a participé. Véronique Laflamme, du Front d’action populaire en réaménagement urbain, s’est aussi exprimée. Francis Lacharité préside le conseil d’administration du RSIQ. Il coordonne également La Piaule, un organisme d’aide aux personnes itinérantes. Il a résumé l’urgence de la situation en une phrase. « Les constats sont connus. Les solutions sont éprouvées. »

Une crise alimentée par plusieurs facteurs

Le RSIQ associe l’itinérance à plusieurs causes. La pauvreté, l’exclusion et la crise du logement figurent parmi elles. Le manque d’accès aux soins de santé et à l’éducation aggrave la situation. Le nombre de personnes touchées augmente chaque année au Québec.

Le regroupement rappelle l’existence d’une politique nationale québécoise. Le gouvernement l’a adoptée de façon transpartisane en 2014. Elle propose d’agir sur plusieurs axes prioritaires. Il s’agit de la prévention, de la réduction de la pauvreté et de la construction de logements sociaux. Le RSIQ ajoute la réinsertion à l’emploi, l’accès à l’éducation et la cohabitation.

Les partis présentent des engagements variés

Le gouvernement caquiste mise sur l’expansion du programme de supplément au loyer. Il a annoncé 28 millions de dollars pour les régions les plus touchées. La Capitale-Nationale, l’Outaouais et Montréal figurent parmi elles. Christine Fréchette vise la sortie de 5000 personnes de l’itinérance d’ici 2027.

Le Parti libéral du Québec promet de construire 40 000 logements sociaux et abordables en cinq ans. Charles Milliard évalue cet investissement à 1,5 milliard de dollars. Ces logements viseraient notamment les personnes itinérantes et les jeunes issus de la DPJ.

Québec solidaire propose de créer un poste de superministre de la Lutte contre l’itinérance. Le parti promet aussi un investissement de 1,5 milliard de dollars. Ruba Ghazal veut doubler le financement du plan d’action gouvernemental contre l’itinérance.

Le Parti québécois fait de l’itinérance sa priorité sociale pour une première année au pouvoir. Paul St-Pierre Plamondon promet un milliard de dollars sur quatre ans. L’objectif consiste à réduire de moitié le nombre de personnes itinérantes d’ici 2030. Le chef du parti québécois a annoncé qu’il sera lui-même superministre de la Lutte à l’itinérance. 

Le Parti conservateur du Québec propose plutôt d’alléger la bureaucratie des organismes communautaires. Éric Duhaime veut leur offrir un financement pluriannuel et prévisible.

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