Une plaque de l’UNESCO sera dévoilée aujourd’hui dans la salle du conseil de l’Hotel de ville de Québec. L’emplacement choisi ne fait cependant pas l’affaire de l’opposition officielle.
Étienne Dufour
Stéphane Lachance s’indigne quant au choix de l’administration Marchand de poser la plaque reconnaissant Québec et Wendake comme Région de biosphère de l’UNESCO dans la salle du conseil.
« C’est tout simplement parce que par définition, la salle du conseil doit être libre de toute influence externe. Elle doit être libre de tout lobby; de toute tentative de pression ou d’influence. Alors, le mandat de l’UNESCO, qui se définit pratiquement à ça, c’est d’influencer les décideurs. On ne mentionne pas le mot lobby, mais tout près. », lance Marc Roussin, membre de l’opposition et membre du comité de fonctionnement du conseil de ville.
L’équipe de Respect citoyen propose plutôt de la poser à l’entrée de l’Hôtel de Ville.
Réponse du maire
En réponse à cette critique, le maire Marchand se défend en mentionnant que des plaques de l’UNESCO arborent déjà les murs de la salle du conseil. De plus, l’organisation des Nations unies n’influencerait pas ses décisions selon lui.
« L’UNESCO, c’est une grande organisation. Puis non, ce n’est pas un lobby. […] L’UNESCO c’est un organisme qui œuvre à renforcer les liens entre les peuples à travers l’éducation, la science, la culture et l’information. […] Tant mieux si ça nous aide à réfléchir quand on prend des décisions. », ajoute Marchand.
« Une triste journée »
Lors de son point de presse, Stéphane Lachance mentionnait également le début de l’abatage des arbres sur René Levesques. « C’est extrêmement dommage, mais c’était prévisible. », note-t-il. Le chef de l’opposition déplore les coupes sans l’émission du quatrième décret du gouvernement ou du rapport sur les couts de la CDPQ Infra au sujet du Tramway.
De son côté, le maire Marchand ne se réjouit pas non plus de la coupe des arbres, mais il s’agit pour lui d’un « mal nécessaire ».
Cependant, Lachance et son équipe appellent les citoyens à rester civilisés face aux travailleurs de la ville. « […] ces travailleurs-là, ils ont le mandat. Alors, ils n’ont pas à être indisposés ou se faire invectiver de quelque façon que ce soit. », ajoute-t-il.


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