Une immersion dans le métier de designer

veronique savard designerL'une des choses que Véronique Savard aime dans son travail est de partir de rien et d'arriver avec un produit fini. (Photo : Courtoisie)

Véronique Savard est une jeune designer de 37 ans qui travaille pour la firme SGDA, située au 247, rue Saint-Vallier Est. Elle nous parle de son parcours, nous en apprend plus sur le métier de designer et sur la firme.

Par Mélissa Gaudreault

Designer depuis 13 ans, elle a toujours su qu’elle ferait un métier créatif et elle hésitait au secondaire entre architecture et design.

Ce qui distingue le travail du design de celui de l’architecte est régit par la Loi sur les architectes et limite notamment la superficie d’une résidence pouvant être dessinée par un designer à 600 mètres carrés. Cette loi contrôle également la limite d’intervention du designer au niveau des bâtiments commerciaux et du multi logements.

« À la base, j’ai une formation en design industriel. En faisant ma formation, je me suis rendue compte que ce qui me faisait tripper c’était les objets dans leur contexte. Je préférais travailler sur l’environnement plutôt que sur l’objet en tant que tel. C’est ce qui m’a poussé à suivre une formation complémentaire en design d’intérieur. » – Véronique Savard

C’est son premier vrai poste comme designer et elle a grandi dans l’entreprise, en étant par exemple chargée de projets, directrice, associée.

Le travail d’un designer

Il y a plusieurs étapes dans la conception d’un plan de maison et dans sa construction.

Un designer, comme elle-même, débute sa réflexion avec la visite du terrain pour bien comprendre le site (ex.: la vue, le soleil, etc.). Il/elle fait ensuite une esquisse en plan 2D, puis une maquette 3D avec le logiciel Sketch Up.

Des plans techniques sont émis pour faire la demande de permis, ainsi que des plans de construction plus détaillés pour les soumissions aux entrepreneurs.

Enfin, le designer réalise le plan d’aménagement intérieur qui inclus tout (ex.: meubles imaginés et faits sur mesure, aménagement des pièces, etc.).

Pour la conception des projets, « le plus simple, c’est de travailler avec des images de référence, d’inspiration. La plupart des clients ont déjà fait un petit repérage sur Internet et ont trouvé des projets qui leur parle plus. On part de ça et on les amènent à verbaliser qu’est-ce qu’ils aiment dans l’image. » – Véronique Savard

Le défi le plus fréquemment rencontré par un designer se rapporte au budget, c’est-à-dire à quel point il/elle est en mesure de réaliser la vision du client en respectant son budget et en palliant avec les coûts du marché.

Un nouvel élément à considérer qui est apparu surtout dans les dernières années est aussi l’intégration de l’aspect environnemental dans la réflexion/conception des bâtiments. Le défi est de trouver un équilibre entre la protection de l’environnement (en choisissant des matériaux plus écologiques, durables et intemporels) et le respect du budget et de l’échéancier (qui varie souvent selon la disponibilité des matériaux).

Un autre élément concerne la disponibilité et la hausse des coûts des matériaux en construction. Cela fait en sorte que certains clients attendent pour avoir les matériaux qu’ils veulent s’il y a des délais ou pour se construire afin de se ramasser de l’argent ou les matériaux sont modifiés afin de respecter le budget et il peut y avoir des délais dans les constructions.

Quelques projets réalisés par Véronique Savard et son équipe :

À quoi ressemble une journée de travail?

« Le lundi matin, on fait tout le temps une rencontre d’équipe (on est une dizaine). C’est moi qui prépare et anime la réunion. On fait le tour de tous les projets, chacun dit c’est quoi son plan de match pour la semaine et on va se chercher de l’aide si quelqu’un a besoin. Sinon, ça dépend des projets sur lesquels on travaille et à quelle étape on est rendu, mais en général un designer peut avoir de la conception 3D, de l’aménagement en plans, des suivis téléphoniques avec les clients ou fournisseurs pour voir l’avancée d’un projet, on a des rencontres avec des clients, etc. » – Véronique Savard

SGDA

La firme SGDA faisait environ 50-50% de résidentiel et commercial. Le commercial a diminué avec la pandémie, donc elle fait maintenant plus du résidentiel haut de gamme (à partir d’un million de dollars). Le groupe, via l’entreprise Corten Construction, est aussi développeur immobilier (ex.: Zone C et Quartier Nord).

La demande en construction de résidences secondaires (ex.: chalets dans le bois en région) a beaucoup augmenté dans les dernières années.

Les projets offerts sont des projets clé en main (incluant l’architecture, le design et même l’aménagement paysager réalisés en collaboration avec les autres corps de métier). C’est environ une soixantaine de projets qui sont faits par année.

Les designs sont de style moderne (ex.: toit plat, gestes environnementaux, style chaleureux, pas blanc et froid, matériaux naturels comme le bois ou la pierre), de style farm house ou de style scandinave nordique qui sont devenus très en demande dans les dernières années. Sur le plan du style, l’idée qui revient toujours est d’avoir un style qui vieillit bien et perdure dans le temps.

La firme SGDA offre ses services à Québec et sur la Rive Sud, dans les régions du Québec, à Montréal et les environs, en Ontario et éventuellement à l’international.

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