Marchand dit qu’il veut un tramway mais pas à n’importe quel prix ; Savard maintient qu’elle n’a jamais douté

Bruno MarchandLe chef de Québec Forte et Fière, Bruno Marchand. Photo : Gabriel Côté

Le chef de Québec Forte et Fière, Bruno Marchand, a ouvert la porte ce matin à de nouvelles consultations à propos du tramway, dans l’éventualité où la découverte de nouveaux éléments viendrait ébranler les fondations du projet et l’adhésion de la population à celui-ci. Quelques minutes plus tard, Marie-Josée Savard déclarait qu’elle n’a jamais quant à elle douté du projet et qu’elle n’en doutera jamais.

M. Marchand réagissait à la nouvelle du possible dépassement de coût de 600M$ pour le projet de tramway, en raison de l’inflation, des imprévus, de la hausse des coûts d’acquisition, et des retards.

« Le 600 M$, ça s’ajoute à des événements liés à la publication d’informations par rapport au projet de tramway qui laissent des questions en plan. Il y a eu les avocats, à propos desquels il y a eu une explosion des coûts juridiques, les scénarios sur René Lévesque qui ont fini par être connus hier après pression des journalistes, et là on apprend qu’il y aurait des dépassements de coûts. C’est quoi les autres choses qu’on ne sait pas, dans ce projet-là ? », s’est interrogé Bruno Marchand.

Pour le candidat à la mairie, c’est une autre preuve du manque de transparence dont la ville fait preuve à l’endroit des citoyens. Selon lui, cette carence est à l’origine d’un bris de confiance entre l’administration municipale, les citoyens, et le gouvernement.

Consultations

Ainsi, s’il est élu maire, Bruno Marchand promet de consulter la population. « On va attendre de voir l’état des lieux (…). Dépendamment de ce qu’on va découvrir, on est prêts à ouvrir une consultation citoyenne (…). Ce n’est pas vrai que ce projet va se décider sans l’accord de la population », a-t-il déclaré.

De nouvelles consultations entraineraient inévitablement d’autres coûts et d’autres délais, mais le chef de Québec Forte et Fière promet de les limiter.

Néanmoins, M. Marchand a précisé qu’il n’ouvre pas la porte à un autre mode de transport pour Québec, et il a réitéré sa confiance envers les études du bureau de projet. « Je crois au tramway », a-t-il dit, tout simplement.

Marie-Josée Savard « ne doute pas »

Quelques minutes plus tard, Marie-Josée Savard a maintenu qu’à l’heure actuelle, il n’est pas approprié de parler de dépassement de coûts. « C’est de la spéculation », a-t-elle dit, en ajoutant qu’on ne connaîtra véritablement le prix du tramway quand le contrat sera signé avec une firme.

La candidate à la mairie, Marie-Josée Savard.
Photo : Gabriel Côté

Enfin, Mme Savard a mis en cause l’authenticité de l’appui de Bruno Marchand au tramway, en faisant valoir que selon elle, son adversaire se rangerait derrière le projet à des fins électoralistes.

« Depuis le début, contrairement à M. Marchand, j’y crois à ce projet-là. Je ne fais pas semblant d’y croire pour une campagne électorale. Alors moi j’y crois, je travaille ce projet-là depuis trois-quatre ans avec la Ville et je vais me battre pour continuer à le faire avancer », a-t-elle conclu.

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