Le retour au bureau n’atteint pas les objectifs

Édifice Marie-Guyart (photo: courtoisie)

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) dénonce le retour au bureau imposé par le gouvernement. Selon un sondage du SPGQ, la nouvelle politique serait contreproductive.

Les résultats montrent que 90 % des sondés jugent faible ou inexistante la plus-value d’une plus grande présence au bureau. Pour le SPGQ, le gouvernement devrait revoir sa politique-cadre.

« Bien gérer, c’est notamment s’assurer que les mesures qu’on met en place atteignent leurs objectifs. Dans ce cas-ci, le Secrétariat du Conseil du trésor a préféré se mettre la tête dans le sable. Nous avons donc fait l’exercice à sa place et les résultats ne sont pas concluants », explique Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.

La réduction de la possibilité de télétravail à deux jours par semaine ne permettrait pas d’atteindre les objectifs visés par le gouvernement. Au contraire:

  • La collaboration et les relations avec les collègues ne se sont pas améliorées,
  • Le sentiment d’appartenance s’est dégradé pour une personne sur trois
  • La fatigue numérique est plus fréquente en présentiel qu’en télétravail.
  • L’efficacité s’est détériorée, notamment à cause des difficultés de concentration.

« La gestion des ressources humaines doit se baser sur des données probantes et non sur des préjugés envers les fonctionnaires, insiste M. Bouvrette. La vérité, c’est que la productivité est semblable ou a augmenté avec le télétravail. Non seulement nos membres le disent, mais les gestionnaires questionnés par le Secrétariat du Conseil du trésor le constataient déjà dans le bilan de la précédente politique-cadre. »

Possibilité d’économies

Dans un contexte où le gouvernement cherche l’équilibre budgétaire, le SPGQ trouve incohérent de tourner le dos au télétravail.

« Dans le bilan de la précédente politique-cadre, le gouvernement concluait que le télétravail lui permettait d’économiser 120 millions $ par an. Il a aussi déclaré dans les médias que l’optimisation des espaces de bureaux lui permettrait d’économiser 85 millions $ par an. C’est donc l’équivalent de la somme nécessaire pour la construction d’une nouvelle école secondaire par année. A-t-on les moyens de cracher sur ces économies pour des raisons purement idéologiques? », questionne M. Bouvrette.

Bien que le taux de réponse soit de 29,8 %, les résultats montrent une large insatisfaction (85,3 % des sondés) quant au retour au bureau. Le SPGQ demande donc au nouveau gouvernement de tabler avec eux dans le but de trouver de meilleures solutions.

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