Les citoyens de Québec pourront chauffer au bois cet hiver, à condition d’utiliser le bon appareil. Depuis le 1er septembre, la Ville autorise seulement les appareils de chauffage certifiés EPA ou CSA B415.1. Elle a lancé le 30 octobre un guide pratique pour aider les ménages à mieux chauffer. La Ville rappelle aussi qu’elle pourra interdire temporairement le chauffage au bois lors des pics de pollution.
Louis-Alexandre Parent
Ce qui reste permis
Le chauffage au bois demeure légal à Québec. Depuis le 1er septembre 2026, la réglementation municipale exige toutefois un appareil certifié EPA ou CSA B415.1. Les poêles et autres appareils de chauffage non certifiés ne peuvent donc plus servir en temps normal.
Les foyers d’ambiance font exception à cette règle. Leurs propriétaires peuvent encore les utiliser, même sans certification. La Ville interdira toutefois leur utilisation à partir du 1er septembre 2030, selon son site Web.
« Le chauffage au bois fait partie de la réalité à Québec », résume Marie-Josée Asselin. La responsable de la qualité de l’air au comité exécutif rappelle que certains appareils, comme les foyers, restent utilisables.
Un nouveau guide pour mieux chauffer
Pour accompagner les citoyens, la Ville publie le guide L’ABC d’un bon chauffage au bois. Ce document propose des conseils pour optimiser l’efficacité des appareils. Il vise aussi à réduire les effets du chauffage sur la qualité de l’air et la santé. Marie-Josée Asselin le décrit comme « un outil simple et concret ».
Le guide est déjà accessible en ligne à l’adresse ville.quebec.qc.ca/poele. Les bibliothèques et les centres de services de la Ville offriront aussi des copies imprimées dès le 16 novembre.
Trois appareils sur quatre déjà déclarés
Selon la Ville, la population collabore. Au 26 octobre, elle avait reçu 22 139 déclarations d’appareils. Ce total représente 74 % des quelque 30 000 appareils estimés sur son territoire. Il reste donc environ un appareil sur quatre à déclarer, selon cette estimation.
Par ailleurs, de nombreux citoyens ont demandé de l’aide pour vérifier l’homologation de leur appareil. La Ville a aussi versé plus de 2,3 M$ en subventions jusqu’ici. Près de 2 650 propriétaires ont utilisé cette aide pour retirer ou remplacer leur appareil au bois.
Des interdictions temporaires possibles
Comme elle le fait depuis 2023, la Ville pourra émettre des avis d’interdiction temporaire de chauffer au bois. Elle agira lorsque la météo et les conditions atmosphériques risqueront de dégrader la qualité de l’air.
Ces mesures visent à limiter les pics de pollution hivernale. Lors de ces épisodes, les particules fines dépassent les valeurs recommandées. Ces seuils proviennent de la Direction de la santé publique de la Capitale-Nationale.
Les interdictions cherchent ainsi à protéger la santé de la population, notamment celle des personnes plus vulnérables. La Ville cite les gens atteints de problèmes cardiaques ou pulmonaires, les enfants, les femmes enceintes et les aînés.
Des inspecteurs sur le terrain
Pendant ces interdictions, la Ville déploiera des équipes d’inspection. Ces dernières pourront repérer certains indices d’utilisation, comme de la fumée visible. Au besoin, elles pourraient remettre un avis de non-conformité. Si la situation persiste, un constat d’infraction pourrait suivre.
Jusqu’ici, la Ville n’a toutefois délivré aucun constat d’infraction.
Enfin, une exception s’applique lors d’une panne d’électricité de plus de trois heures. Les citoyens peuvent alors utiliser un appareil à combustible solide, certifié ou non. Ils doivent toutefois l’avoir déclaré à la Ville au préalable.


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