Hier soir, au Périscope, Epidermis Circus a offert un moment jubilatoire et désarmant. Porté par la marionnettiste montréalaise André‑Anne LeBlanc, le spectacle s’inscrit dans la 26e édition du Festival Carrefour, qui propose cette année encore, une sélection internationale particulièrement inspirée.
Par Juliet Nicolas
Un ovni venu de Vancouver
Imaginé par Ingrid Hansen et Britt Small de la compagnie SNAFU, Epidermis Circus débarque à Québec après une tournée mondiale remarquée et un prix HoldOver au Fringe d’Edmonton. Sur scène, la marionnettiste montréalaise André‑Anne LeBlanc donne vie à un dispositif ingénieux, mêlant caméras, miroirs et projections en direct. Grâce à une maîtrise technique impressionnante, elle livre un cabaret miniature drôle, sexy, absurde et délicieusement déroutant.
L’autre star du spectacle, c’est Baby Tyler. Il résume à lui seul le ton d’Epidermis Circus, où la virtuosité technique se mêle à un humour effronté. Une dynamique qui rappelle que la scène peut surprendre, déranger et amuser à la fois.
Et derrière ce chaos réjouissant, il y a aussi un message fort, celui d’être soi-même et de rire intensément tant qu’on le peut.

Le spectacle est présenté au Périscope jusqu’au 30 mai.
Un festival qui cherche le meilleur du monde entier
Le comité artistique du festival a sillonné la scène internationale pour réunir des créations contemporaines venues de Vancouver, Bruxelles, Montreuil, Montréal, Strasbourg, Santiago, Ottawa et Québec. D’année en année, le Carrefour se distingue ainsi par des œuvres qui déplacent les frontières du théâtre. Cette édition en offre une nouvelle démonstration avec une programmation audacieuse.
Présenté du 26 mai au 13 juin 2026, le festival mise encore une fois sur une tarification inclusive afin de rendre les arts vivants accessibles. Par ailleurs, il s’associe cette année à la Fondation Atura, qui permet à des jeunes en situation de vulnérabilité d’assister à des spectacles.


Commentez sur "Epidermis Circus secoue le Festival Carrefour "