Le prix des libraires récompense des œuvres remarquables

Isabelle Verrette, à la librairie Pantoute Saint-Roch. Crédit photo : Estelle Lévêque.Isabelle Verrette, à la librairie Pantoute Saint-Roch. Crédit photo : Estelle Lévêque.

Chaque année, le prix des libraires récompense et promeut des œuvres littéraires. Rencontre avec Isabelle Verrette, membre du comité de sélection et libraire à Pantoute Saint-Roch et Julien Poitras, éditeur chez Moelle Graphik, à Québec.

Par Estelle Lévêque

Isabelle Verrette est une libraire spécialisée en littérature jeunesse, BD et mangas. Membre du comité de sélection du prix des libraires 2023, elle s’enthousiasme de ce prix qui promeut la littérature.

« J’adore la littérature jeunesse. J’en lis déjà beaucoup, juste pour mon plaisir. Ça m’a permis d’aller voir des titres vers lesquels je ne serai pas forcément allée », raconte-t’elle.

Au total, elle estime à 150 ou 200 ouvrages lus en moins d’un an. Ainsi, les libraires participants élaborent une liste préliminaire à partir de leurs coups de cœur. Dans un second temps, ils définissent les finalistes. Pour finir, l’ensemble des libraires du Québec est invité à voter pour le lauréat de chacune des catégories.

Un prix qui amplifie la portée d’une œuvre

Julien Poitras est médecin, professeur d’université, auteur québécois de bande dessinée ou encore illustrateur. À l’occasion du prix des libraires, il nous parle à titre d’éditeur. En effet, la maison d’édition Moelle Graphik a publié l’ouvrage de Marc Tessier René Lévesque : Quelque chose comme un grand homme, nommé sur la liste préliminaire des libraires.

Julien Poitras et Pierre Skilling, auteur de l’analyse René Lévesque : Quelque chose comme un héros de bande dessinée au FQBD. Crédit photo : Marc Tessier.

La maison d’édition s’était déjà trouvée sur les listes du prix des libraires pour les livres Traces de mocassins et Vous avez détruit la beauté du monde. Alors, quel impact a ce prix sur la promotion d’une œuvre ? « Ça attire l’attention, ça nous permet de dire qu’il y a un intérêt critique à l’égard de ce livre-là », note Julien Poitras.

Isabelle, en tant que libraire, remarque également une plus grande visibilité pour ces œuvres. « Parfois, certains livres sont difficiles à vendre. Ils sont très bons mais, quand tu essaies de les résumer, ça a l’air de rien. Mentionner leur nomination au prix des libraires, ça aide à convaincre les gens. Parmi des centaines de publications, ça les aide parfois à faire un choix. »

Les coups de cœur d’Isabelle

Parmi les nombreuses œuvres jeunesse lus pour le prix des libraires, Isabelle Verrette nous parle de quelques unes d’entre elles.

  • The Inheritance Games, de Jennifer Lynn Barnes : un roman contemporain d’énigme et d’action. « Ça fait partie des lectures qui m’empêchaient d’aller dormir : j’avais toujours envie de continuer à lire le chapitre suivant », raconte Isabelle.
  • Les étincelles invisibles, de Elle McNicoll. Publié à l’école des loisirs, ce roman destiné aux 10-14 ans raconte l’histoire d’une jeune fille Asperger qui apprend que des femmes ont été persécutées, dans sa ville, au Moyen-âge, parce que prises pour des sorcières. Elle se sent concernée par leur sort et milite pour leur rendre hommage.
  • Motel Calivista, de Kelly Yangotel. Une jeune fille vient en aide à une immigrante chinoise qui travaille dans un hôtel avec ses parents. « L’auteure s’est inspirée de sa propre histoire. Ça a vraiment été un de mes gros coups de cœur », déclare Isabelle.

Pour découvrir l’ensemble des œuvres nommées sur les listes préliminaires du prix des libraires, suivre ce lien.

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