Et si on se servait de nos lumières?

Quoi qu'on dise par Martin ClaveauMartin Claveau pense que la nouvelle École Stadacona manque de couleurs et de chaleur humaine. (Photo : archives Carrefour de Québec)

Garnotte, c’est le nom du caricaturiste du Devoir bien sûr. C’est aussi ce qu’on retrouve chaque printemps dans les rues de Québec pendant des semaines après la fonte des neiges.

Par Martin Claveau

Anciennement toute cette belle pierraille se ramassait assez vite, mais depuis la pandémie, je remarque que la ville met plus de temps à le faire. Bien sûr, je comprends qu’il y a des enjeux de main-d’oeuvre qui rendent les choses plus difficiles. Ce que je ne comprends guère, par contre, c’est que ce soit si long à enlever ça. Entre le moment où la neige fond et le mois de juin, il s’écoule pas mal de temps et la garnotte reste là. Elle a même tendance à se regrouper et à s’accumuler sur les côtés de rues et c’est plutôt désagréable quand on marche, on coure, ou on roule.

Il me semble que ce devrait être une priorité absolue de faire le ménage des rues et des trottoirs au printemps. Souvent, à cette période, quand le temps est sec et que le vent se lève, on aperçoit des nuages de poussières, assez denses, qui flottent un peu partout en ville au-dessus de nos têtes. Outre le fait que ça rend gras et poisseux mes cheveux, frais lavés, mettons que ça ne doit pas être tellement bon pour la santé non plus.

Dans des quartiers où l’on se plaint du fait qu’il y a des particules de nickel dans l’air, les citoyens doivent-ils aussi accepter toute cette poussière de pierre?  Quand je me  questionne à savoir qui est le plus grand pollueur en ville à la fin de l’hiver, la réponse est sans doute que c’est fort possiblement la ville elle-même, car c’est elle qui a étendu ces tonnes de garnotte et qui est, du fait, responsable la poussière qui vient avec.

Le système qu’on utilise actuellement pour faire le ménage est assez bizarre. Deux personnes se promènent avec un camion et installent des pancartes sur un coté des rues pour avertir les résidents de dégager la place, entre telle heure et telle heure, durant une journée donnée. Au moment convenu, la machine-aspirateur passe et on attend souvent ensuite plusieurs jours pour revenir et pour faire l’autre côté de la rue. Le problème, et ça, n’importe quelle femme de ménage vous le confirmera, c’est que de la poussière ça possède la singulière propriété de se promener en sacrifice… Alors, le moindre coup de vent vous soulève tout ça et le déplace du côté qui vient justement d’être nettoyé. Résultat : la rue n’est jamais vraiment propre au final.

Ne reculant devant rien pour m’éviter de balayer mon trottoir, comme je suis tanné de le faire, chaque année, voici donc MA suggestion, toute simple, pour l’avancement de la cause du ménage printanier.

Pourquoi ne pas utiliser le système de lumière qui fonctionne si bien lors des opérations de déneigement en hiver? 

Ce serait assez simple car on allumerait, en fin de journée, les lumières de signalisation de déneigement qui existent déjà.  Les gens se stationneraient dans leurs cours, ou ailleurs, comme ils le font en hiver. Au lieu de se gratter le bobo de la saleté pendant 6 ou 8 semaines, eh bien on règlerait ça en quelques nuits et tout le monde serait content.

Je crois que la plupart des gens qui vivent en ville accepteraient d’être dérangés de nuit par des machines plutôt que de respirer de la poussière, pendant deux mois, comme c’est le cas actuellement. De toute manière, c’est le cas en hiver avec les souffleuses et grattes. Il me semble que ce serait simple et on nettoierait les quartiers au complet et rapidement au lieu de se faire souffrir durant des semaines.  Je sais que les choses ne sont souvent pas aussi simples qu’on le voudrait, mais je crois que ça pourrait marcher si on se donnait la peine d’essayer. Des fois, qui sait, ça pourrait même être ça, devenir une ville intelligente.

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