La cheffe Frédérike nous parle de son univers gourmand « Folks & Forks »

Crédit photo : Frédérike Lachance-Brulotte.

Folks & Forks : Pour l’amour de la bonne bouffe, le premier ouvrage de la cheffe Frédérike Lachance-Brulotte publié en octobre dernier, a obtenu le titre de best seller dans la catégorie des livres de cuisine.

Aussi influenceuse, la cheffe a fait naître sur les réseaux sociaux un engouement pour son univers gourmand qu’elle partage par le biais de vidéos de recettes. Elle compte maintenant plus de 50K d’abonnés sur Instagram.

Folks and forks est actuellement en réimpression et sera disponible dans les prochaines semaines en librairie. Nous en avons donc profité pour discuter avec Frédérike de la naissance du « style chaleureusement naturel » de sa cuisine.

La cuisine : une tradition familiale

La cheffe travaillait auparavant dans une compagnie d’assurance avant de débuter son blogue Folks & Forks. « Je me suis rendu compte que je n’étais pas faite pour être fonctionnaire et pour travailler de 9 à 5 », affirme Frédérike.

Elle raconte qu’elle a toujours aimé cuisiner, ayant grandi dans l’auberge familial de ses grands-parents. « Dans ma famille, on est hyper épicuriens, lance-t-elle. Alors j’ai eu la piqûre pour la cuisine très jeune. »

« J’ai grandi entourée de chefs, poursuit-elle. Quand je revenais de l’école le soir, parce que j’habitais loin des quartiers résidentiels et que je devais rester à la maison, je m’assoyais et je coupais des légumes avec eux en discutant. »

Frédérike raconte aussi que dès l’âge de quatre ans, son grand-père l’amenait dans les grands restaurants.

Lors des temps morts, elle explique que ses collègues en assurance en profitaient pour magasiner sur internet ou pour écouter des films. « Moi j’ai décidé d’écrire des recettes et de lancer un blogue en mai 2019 », affirme-t-elle.

Crédit photo : Frédérike Lacahnce-Brulotte.

Un style campagnard à la française

À l’auberge de ses grands-parents, les chefs étaient français. « J’ai été élevé dans la crème, le beurre et le vin blanc », lance à cet égard Frédérike.

« Ma cuisine est très réconfortante, rassembleuse et copieuse, poursuit-elle. Je mets les plats au milieu de la table et tout le monde se sert. » Avec le temps, la cheffe explique que son style n’a pas changé, mais que ses techniques et sa façon de cuisiner se sont améliorées.

« Mon inspiration je la prends en regardant des images et des couleurs, affirme-t-elle. Je n’ai jamais suivi de recettes. Les chefs m’inspirent par l’ambiance et la convivialité qu’ils dégagent. Martin Picard est mon chef préféré, car il est hyper passionné. » 

Frédérike reconnait que des chefs comme Ricardo ou Marilou de Trois fois par jour la rejoignent moins.

« Ricardo c’est un beau modèle d’affaires, mais niveau passion moins, soutient-elle. Moi une personne qui m’inspire c’est Half Baked Harvest. C’est une américaine qui a un blogue de cuisine. Elle est très très big, mais elle est tellement passionnée qu’elle fait tout de A à Z. Elle garde cette passion pour cuisiner et créer des recettes. Ricardo et Marilou ont plutôt bâti un empire en créant une marque. »

Par ailleurs, elle raconte qu’une de ses meilleures amies, l’influenceuse Lysandre Nadeau, l’a beaucoup aidé à débuter sur les réseaux sociaux. « Elle m’a offert une belle visibilité au début, précise Frédérike. Après ça, c’est moi toute seule qui a créé cette communauté » 

Crédit photo : Frédérike Lachance-Brulotte.

Questions en rafale

Que veux-tu dire lorsque tu parles de « cuisine gourmande » ?

« Je pense que ça veut dire sans prétention. On sort de la table et on a envie de rouler. C’est plutôt lourd, alors on ne se pose pas de questions à savoir il y a combien de calories. On y va avec le plaisir des papilles et c’est tout. » 

T’éloignes-tu volontairement de cette mode de l’alimentation santé ?

« Oui. Je trouvais tellement qu’on voyait juste ça sur les réseaux sociaux et moi ça m’accrochait moins. Je voulais montrer de la nourriture plus le fun, sans questionnement. Peu importe ce qu’il y a dans l’aliment, on se concentre sur l’expérience et le goût. Dans la vie, tout est dans la modération. Moi, j’ai choisi le côté plus cochon. » 

Ta cuisine se veut plus rassembleuse et familiale, au-delà des modes alimentaires ?

« Pour moi, un repas, c’est le meilleur moment pour partager. Souvent je me dis que quand je mange seule sur le coin de la table, c’est un moment plate, un peu gâché. Chaque repas pour moi devrait être un évènement. »

Quel est ton repas préféré ?

« Les pâtes, à cuisiner et à manger. Il n’y a rien de plus réconfortant. Ce qui est le fun, c’est que tu peux faire ce que tu veux. »

Es-tu plus sucré ou salé ?

« Vraiment salé. Les gens chialent un peu parce que je n’ai pas beaucoup de desserts. Mais je leur dis que moi je ne suis pas pour les desserts et qu’ils peuvent suivre quelqu’un d’autre. Mon dessert préféré, je dirais que c’est le gâteau au fromage. »

Est-ce qu’il y a quelque chose que tu n’aimes pas cuisiner ?

« Avant je n’aimais pas faire de la boulangerie, mais j’ai développé mon habilité et j’ai commencé à aimer ça. Maintenant, je dirais tout ce qui est laborieux au niveau des cuissons de viande. Mon blogue c’est des recettes plutôt simples. À partir du moment où on a besoin d’une technique ou d’un outil spécifique, je n’aime pas ça. C’est la raison pour laquelle je n’aime pas cuisiner les desserts. Il faut que tu mesures, etc. »

Les projets à venir

Au cours de l’année 2022, Frédérike sera collaboratrice pour le cahier cuisine du Magazine Véro. Elle présentera cinq recettes par édition, comprenant une entrée, un plat principal ainsi qu’un dessert.

« Ce sera des recettes exclusives inspirées des saisons ou des fêtes », affirme-t-elle. Il sera possible de se les procurer en mars, juin, août, novembre et janvier prochains.

Pour la Saint-Valentin, le 11 et 12 février prochain, un forfait spécial est offert au Delta Saguenay par Marriott. Il comprend une nuitée en chambre exécutive et un repas quatre services pour deux personnes.

« J’ai choisi des recettes de mon livre, précise Frédérike. Les gens pourront ensuite revivre l’expérience à la maison. L’entrée est à partager suivi par une entrée un peu plus fancy, mais toujours très gourmande. Le plat principal est un repas très réconfortant et français. Le dessert sera à partager à la bonne franquette, donc à l’image de Folks & Forks. »

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