Ont-ils ce qu’il faut pour être maire ?

Hôtel de Ville de QuébecPhoto: Pierre-Olivier Fortin

Pour la première fois depuis très longtemps, il est envisageable que la salle du conseil municipal se transforme considérablement au lendemain des élections générales qui auront lieu le 7 novembre prochain. Au moment d’écrire ces lignes, l’incertitude plane toujours autour de la décision de Régis Labeaume de se représenter. 

C’est dans ce contexte que le Carrefour a rencontré trois hommes qui ont déjà annoncé leur souhait de prendre le relais à l’Hôtel de Ville. Nous leur avons posé quelques questions pour apprendre à les connaître, et pour observer d’une manière très générale comment ils voient la ville. 

Bruno Marchand, Jean-François Gosselin et Jean Rousseau se distinguent les uns des autres par leur style propre et leurs points de vue parfois très différents. Ils ont aussi des points communs qui sont parfois surprenants.

Où habitez-vous ?

Bruno Marchand : « J’habite à Sainte-Foy avec ma conjointe et mes deux enfants, à Saint-Denis-du-Plateau, depuis 2003. »

Bruno Marchand
Bruno Marchand, du parti Québec Forte et Fière

Jean-François Gosselin : « À Beauport, avec mon épouse et mes cinq enfants. »

Jean Rousseau : « Cela fait plusieurs années que je vis à Place-Royale. Au début, nous étions deux dans notre appartement – moi et ma conjointe ; maintenant nous sommes cinq. C’est un beau coin, je trouve, pour avoir une famille. »

Comment vous déplacez-vous ?

B.M. : « Ça dépend. J’utilise parfois ma voiture, souvent mon vélo, et j’adore marcher. Je prends aussi l’autobus à l’occasion. »

J.-F. G. : « J’utilise ma voiture pour aller travailler à l’Hôtel de Ville. J’ai la chance de vivre près du 800 – il m’arrive de le prendre. J’ai aussi un bureau dans mon district – c’est près de chez moi, j’y vais à pied. Et j’ai longtemps fait du vélo.

Jean-François Gosselin, du parti Québec 21

J. R. : « J’aime explorer la ville en voiture, pour visiter les différents quartiers et aller voir quels coins auraient un peu besoin d’amour, puis j’aime y retourner à pied pour prendre le temps de considérer les choses plus dans le détail. Je fais aussi du vélo, mais pas des tours de 200 km ! »

Quels sont vos loisirs, loin des feux de la rampe ? 

B. M. : « Je suis un adepte des sports d’endurance – je suis d’ailleurs 19e au monde en duathlon dans ma catégorie d’âge. Aussi, je suis un amateur de bière! »

J.-F. G. : « L’exercice physique, c’est très important pour moi. Je joue encore au hockey dans une ligue de garage, avec les mêmes gars depuis une vingtaine d’années. Comme on décline ensemble, on se trouve encore bon! »

J. R. : « La lecture, les concerts de jazz, j’adore ça. Je suis en train de lire un bouquin de science-fiction, The ministry for the futurepar Kim Stanley Robinson – l’histoire se situe dans un contexte où la situation climatique s’est beaucoup dégradée. Ça me fait réfléchir. »

Jean Rousseau, de Démocratie Québec

Quel est selon vous le plus beau parc à Québec ?

B. M. : « Le parc linéaire de la rivière Saint-Charles – on peut y marcher, courir, faire du vélo, et c’est très joli. »

J.-F. G. : « Le parc de l’Anse-à-Cartier, anciennement le parc Cartier-Brébeuf. C’est tout près d’où j’ai grandi, alors j’ai un attachement sentimental pour ce lieu. Autrement, il y a le parc du Cavalier-du-moulin, que je trouve d’une beauté insoupçonnée. »

J. R. : « C’est moi aussi le parc du Cavalier-du-moulin. C’était à une époque le point le plus élevé de la ville. J’aime y aller et m’imaginer comment était Québec autrefois. »

Quelle est la plus belle rue à Québec ?

B. M. : « Il y a au moins une dizaine de belles rues à Québec, et ça je le pense sincèrement : la rue Racine à Loretteville, la rue Saint-Jean, la rue Saint-Joseph, le Trait-Carré à Charlesbourg, la rue Maguire, la route de l’Église. Mon projet pour Québec, ce serait qu’il y ait dans chaque quartier une très belle rue, qui serait un point de rassemblement pour les citoyens, un lien dont ils seraient fiers. 

J.-F. G. : « Je dirais que ma rue préférée, c’est la rue Aiguebelle, dans Limoilou, car c’est là que se trouve la maison de mon enfance. » 

J. R. : « C’est une petite rue cachée, dans le quartier du Cap-blanc : la rue Champlain. On a vraiment l’impression d’être ailleurs entre le Cap et les jolies maisons. Et c’est tout près du centre-ville, comme c’est juste en bas des escaliers du Cap-blanc. »  

1 commentaire sur "Ont-ils ce qu’il faut pour être maire ?"

  1. Michèle Dumas Paradis | Mai 6, 2021 at 19 h 29 min | Répondre

    Merci pour les articles sur les élections à venir.

    J’aurais aimé retrouver dans votre article la seule femme qui se présente pour la mairie : Jackie Smith, cheffe du parti Transition Québec.

    Est-ce qu’elle fera l’objet d’un prochain article ?

    Merci de votre attention.

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