Québec, ville du drapeau

DrapeauL'énorme presse de l'entreprise l'Étendard qui sert à imprimer des drapeaux. Photo courtoisie.

Les Rivières Trois hommes d’affaires de Québec viennent d’acquérir L’étendard, l’une des plus grandes entreprises de fabrication de drapeaux au Canada. Rémy Vézina, président de 2nd Skin, Mario Trahan et Patrick Coutu sont maintenant responsables de 80% du marché canadien du drapeau. 

« Nous sommes les fournisseurs officiels de drapeaux pour le gouvernement du Canada, dit RÉMY VÉZINA. Alors l’unifolié est notre plus gros vendeur. Mais on fait aussi des drapeaux du Québec, tous ceux des autres provinces, et même ceux de plusieurs municipalités. »

Même si l’entreprise a déjà le monopole dans son domaine, les nouveaux propriétaires y voient un potentiel de croissance important.

« Nos installations nous permettent d’imprimer d’autres types de produits, comme des tentes promotionnelles, des beach-flags, des bannières pour des associations sportives comme on peut en voir dans les gymnases, explique Rémy Vézina. Et il n’est pas exclu de développer le marché à l’international ! »

La plus grosse presse au pays

Selon le président de 2nd Skin, ce qui permet à L’étendard de se distinguer de ses compétiteurs, c’est d’abord et avant tout sa grosse presse à sérigraphie de 100 pieds de long. 

« Il s’agit de la seule presse d’une telle dimension qui puisse imprimer en sérigraphie sur du nylon, précise l’entrepreneur en qui certains voient un visionnaire. Ce n’est pas facile de réaliser des impressions sur du nylon. Par exemple, il est très difficile d’obtenir la même intensité de couleur de deux côtés. Rares sont ceux qui parviennent à le faire sur ce matériau. Dans le milieu, on se contente parfois du polyester. C’est plus cheap et les couleurs sont moins belles. Et si par malheur le drapeau est mouillé, c’est tout simplement fini. »

L’autre facteur qui contribue au succès de L’étendard consiste en la finition faite à la main par des couturières engagées par l’entreprise qui compte 25 employés.

« On ne fait pas faire ça outre-mer par de parfaits étrangers, déclare Rémy Vézina. Ce sont des gens d’ici, avec le souci du détail qu’on leur connaît, qui mettent la main à nos drapeaux. »

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