Punk-icerie : Une épicerie pas comme les autres

Punk-icerie: Une épicerie pas comme les autresLudovic Normand et Sophie Cloutier de la Punk-icerie. Photo : Éric Cloutier

Limoilou — Ludovic Normand et Sophie Cloutier ont eu envie de travailler selon leurs valeurs. Le chef cuisinier et l’étudiante en communication publique ont combiné leurs idées et coups de coeur en créant la Punk-icerie qui a ouvert ses portes au début de l’année au 154, rue Eugène-Lamontagne.

Par Katia Lavoie

Selon LUDOVIC NORMAND, la Punk-icerie les représente. «Notre but n’est pas le profit ou la mise de l’avant des produits réguliers», indique-t-il. Il s’agit plutôt d’un commerce hybride à mi-chemin entre l’épicerie de quartier et spécialisée. Les tablettes sont non seulement garnies d’articles traditionnels tels que des croustilles de marque connue, mais également, et surtout, de produits d’importation, de microbrasserie et du terroir. À cela s’ajoute une vitrine pour différents artisans locaux comme les bijoux en bois de Chez Maître Corbeau.

En plus de la sélection des articles, les deux partenaires ont transposé leurs valeurs jusque dans le fonctionnement de l’entreprise. «On ne vend pas d’eau en bouteille», indique M. Normand qui ajoute avoir fait ce choix, car il ne désirait pas fournir un produit gratuit dans un contenant polluant. Les clients peuvent plutôt se procurer de l’eau dans un distributeur. Autre exemple, la société bénéficie des profits de l’entreprise. «Lorsqu’on en a, on aide des artistes avec cet argent ou on le réinvestit dans la communauté avec des billets de spectacle réduits ou gratuits», explique-t-il. 

Ils connaissent d’ailleurs bien le milieu parce qu’ils organisent des spectacles punk et reggae entre autres dans plusieurs bars par l’intermédiaire de Permafrost Productions. M. Normand admet néanmoins que ce volet a été un peu délaissé depuis l’ouverture de la Punk-icerie en février. Le duo a chacun encore leur propre occupation à temps plein ce qui diminue les heures disponibles pour la musique.

À venir

Les minutes manquent, mais pas les projets à venir. Il faut savoir qu’au départ, les deux partenaires cherchaient un local pour une cuisine gourmet. Toutefois, ils ont remarqué que l’ancien dépanneur adjacent à l’espace choisi était aussi libre. Ils ont donc décidé d’acheter au complet et de regarder comment ils pouvaient disposer des lieux. La Punk-icerie est née. «Pour l’instant, le côté cuisine est notre back-store», souligne-t-il. Ils attendent que l’affaire se stabilise avant de concrétiser cette idée.

Puisque le «punk-anarchiste» adore la sauce piquante, il désire enrichir leur épicerie avec ce condiment. Il en prépare depuis huit ans pour ses proches. Parmi les autres projets, la «fille aux mille diplômes» et son associé désirent bonifier leur inventaire avec des produits supplémentaires d’autres cultures. Tous deux de grands voyageurs, ils ont pu découvrir certains aliments moins connus qui méritent de l’être. «Les Islandais ont une excellente confiserie», souligne M. Normand. Les Australiens ont aussi des saveurs différentes et exotiques à essayer.

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