Recyc-Québec
Sabrina Sirois
Home À la Une Change de disque par Tanya Beaumont: Stefie Shock présente Avant l’aube

L’album s’appelle Avant l’aube, est-ce que c’est à cette période qu’il a été crée?

Oui, j’écris seulement la nuit dans cette espèce de moment magique à la fin de la nuit, la dernière partie où j’avais mon point culminant de création. Et ce moment-là en écriture de chansons dans mon cas, il ne dure pas très longtemps. C’est un crescendo et à un moment donné, je sens que j’ai tout donné. Après, ce n’est que le déclin normal donc j’arrête. Mais je n’ai pas dépassé l’aube, pas une fois! Le titre s’imposait, il était tellement révélateur.

Quelle chanson a été la pierre angulaire de l’album, ton point de départ?

I want to to want me. Je l’ai enregistrée l’an passé, mais elle a été refaite. J’ai changé les paroles. Elle était seulement en anglais au départ. Je voulais qu’elle soit en français, mais je trouvais qu’il y avait des mots anglais incontournables. J’ai fini par aboutir à la version qu’on entend sur l’album. Je voulais m’en servir comme fil conducteur au niveau sonore pour les autres chansons. Pour certaines pièces, ç’a vraiment réussi et pour d’autres, pas du tout! Mais ce n’est pas grave parce que ça reste mes chansons. De toute façon, beaucoup de gens, dont moi le premier, écoutent de musique en mode aléatoire et ce n’est pas déstabilisant pour autant. Il y a des chansons qui ont un rapport entre elles qui font qu’on n’a pas l’impression d’entendre un fourre-tout, quoique juste assez brique à braque!

Dans tes collaborateurs on retrouve Amélie Mandeville qui co-compose certaines chansons, mais qu’on entend aussi sur l’album. Qu’est-ce que tu aimes dans le mélange des voix hommes/femmes?

Ça a commencé avec le premier album. J’avais déjà laissé de la place à la voix féminine, c’était Chantale Caron à l’époque. Ça me plaisait parce que je ne suis pas un chanteur très lyrique alors ça me permettait d’avoir des mélodies avec un peu plus d’émotion. Je trouvais que ça faisait un bel équilibre avec mon timbre de voix sombre et qui était plus récitatif dans ce temps-là. C’est une formule qui n’était pas une formule au départ parce qu’on a essayé et tout le monde a aimé le résultat. Après, j’ai composé souvent en passant à une voix féminine. Ça fait maintenant partie de ma signature.

On retrouve deux reprises de Leonard Cohen et Alain Bashung. Pourquoi eux?

Pour Cohen, j’avais déjà voulu faire une reprise, mais finalement j’avais changé d’idée. Je ne trouvais pas que je lui donnais assez de nouveauté. À un moment donné, j’ai eu un flash d’arrangement pour Everybody knows. Pour madame rêve de Bashung, elle était difficile de la sortir de son univers. Elle est tellement marquée par des arrangements somptueux. Alors je l’ai amené ailleurs complètement, dans un rêve d’excitation plutôt que de volupté. C’est là que je me trouve pertinent: quand je fais des reprises, quand elles sortent de leur zone.

 

Photo : Courtoisie

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