Vendredi avait lieu une manifestation unitaire devant l’Assemblée nationale. Plus de 200 personnes se sont mobilisées autour d’enjeux qui, selon eux, sont oubliés dans la campagne. Nous avons pu questionner deux organisateurs à propos de la récente baisse en participation à ce genre d’évènement.
Organisée entre autres par la Coalition régionale pour la justice sociale et climatique, la manifestation répond à l’appel du mouvement de la Riposte populaire. Le but, « manifester contre la dégradation de nos conditions de vie, l’affaiblissement de nos droits démocratiques et l’urgence climatique », pouvait-on lire dans un communiqué.
La Coalition régionale pour la justice sociale et climatique s’associe à ce mouvement provincial plus large qui s’étale du 25 septembre au 3 octobre.
« Le but c’est de converger les luttes dans cette semaine-là, juste avant les élections, pour avoir un plus gros coup de pression. », lance Ariane Paradis, coordonnatrice aux affaires environnementales de l’Association des étudiant-es en sciences sociales de l’Université Laval (AESS)
Un mouvement qui s’essouffle?
Le 27 septembre 2019, 25 000 personnes s’étaient réunies pour la marche pour le climat à Québec. Cinq ans plus tard, en 2024, on parlait de plusieurs centaines de personnes. Cette année, c’est un peu plus de 200 participants qui étaient au rendez-vous. Assistons-nous à un essoufflement?
« C’est pas facile le contexte électoral. Ça fait des années que j’organise des manifestations et les années électorales, c’est toujours plus difficile », affirme Vania Wright-Larin, coordonnateur au Regroupement d’éducation populaire en action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches.
« Il faudrait voir avec plusieurs années. Je pense que cette année-là (2019) est particulière aussi. Je pense qu’on est de plus en plus dans une instabilité économique et politique. Donc je ne pense pas que c’est nécessairement une démobilisation, mais disons que c’est plus compliqué. On va voir l’année prochaine si la tendance se maintient. », note Ariane Paradis.

« Ce n’est pas qu’il y a moins de gens qui se mobilisent »
« J’ai l’impression qu’il y a un éparpillement, nous dit Vania Wright-Larin. Ce n’est pas qu’il y a moins de gens qui se mobilisent, c’est qu’ils sont mobilisés sur tellement d’enjeux. C’est un peu ça l’idée de la Riposte populaire. C’est de dire on va faire converger ces enjeux-là pour essayer d’avoir un mouvement plus cohérent, plus uni, parce que je pense que les gens sont un peu dépassés par tous les enjeux qui nous tombe sur la tête. »
« Moi, pour avoir participé à des manifestations l’année passée sur plein d’enjeux, je peux vous dire que les gens sont encore mobilisés. », ajoute-t-il.



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