Le nombre de postes vacants recule de 4 % au deuxième trimestre de 2026. La baisse touche la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches. Québec International y voit un retour vers un meilleur équilibre du marché du travail. Le taux de chômage régional atteint pourtant 4,8 % en août, selon Action Chômage de Québec.
Louis-Alexandre Parent
Une baisse des postes vacants au deuxième trimestre
L’Enquête sur les postes vacants et les salaires de Statistique Canada mesure ces données. La région combinée compte désormais 17 120 postes vacants. Ce nombre diminue pour un deuxième trimestre consécutif. Il représente un recul de 4,0 % par rapport au premier trimestre de 2026.
La Capitale-Nationale enregistre 10 505 postes vacants, une baisse de 5,4 %. Son taux de postes vacants passe de 2,9 % à 2,7 %. La Chaudière-Appalaches compte 6 615 postes vacants, en baisse de 1,9 %. Son taux demeure plus élevé, à 3,1 %.
Un taux de chômage qui progresse malgré tout
Action Chômage de Québec dresse un portrait différent de la région. Le taux de chômage y atteint 4,8 % en août 2026. Plus de 21 800 personnes se retrouvent sans emploi sur la rive nord.
Ce taux augmente malgré une baisse de la population active. Plusieurs personnes quittent la région, ce qui réduit le bassin de travailleurs disponibles. Les postes vacants et le taux de chômage ne mesurent toutefois pas exactement la même réalité. Ils ne couvrent pas non plus le même territoire.
L’organisme note aussi une hausse des demandes d’accompagnement. Les demandes de révision et d’appel auprès de Service Canada augmentent depuis six mois.
Les travailleurs de 55 ans et plus particulièrement exposés
Un projet de recherche d’Action Chômage de Québec s’intéresse aux travailleurs âgés. Les personnes de 55 ans et plus représentent 248 380 prestataires actifs de l’assurance-emploi. Elles forment 23,5 % de l’ensemble des bénéficiaires. Les personnes de 65 ans et plus comptent pour 65 000 prestataires additionnels.
L’organisme cerne trois zones de désavantage pour ce groupe. La durée du soutien reste trop courte pour la durée réelle de leur chômage. Le régime actuel couvre mal les transitions d’emploi et les incapacités fonctionnelles. Le travail à temps partiel réduit aussi silencieusement leur admissibilité future.
Des écarts qui tiennent au territoire et aux données
Les écarts entre ces deux portraits ne traduisent pas une opposition de points de vue entre Québec International et Action Chômage de Québec. Ils découlent surtout de différences de territoire et de sources de données.
Les données sur les postes vacants couvrent les régions administratives de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. L’analyse du marché du travail, dont le taux de chômage, porte plutôt sur la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. Celle-ci correspond au noyau urbain de ces deux régions administratives.
Les deux organismes situent d’ailleurs le marché du travail dans un contexte de plein emploi, avec un taux de chômage entre 4 % et 5 %. Les analyses de Québec International insistent aussi sur l’importance d’une lecture sectorielle. Cette approche tient compte des réalités différentes que vivent les travailleurs et les employeurs.


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