Le marché du travail de Québec envoie des signaux partagés

Une belle vue d’une partie de la canopée en Haute-Ville de Québec.Une belle vue d’une partie de la canopée en Haute-Ville de Québec. (crédit photo: Philippe Mousset)

Le nombre de postes vacants recule de 4 % au deuxième trimestre de 2026. La baisse touche la Capitale-Nationale et la Chaudière-Appalaches. Québec International y voit un retour vers un meilleur équilibre du marché du travail. Le taux de chômage régional atteint pourtant 4,8 % en août, selon Action Chômage de Québec.

Louis-Alexandre Parent

Une baisse des postes vacants au deuxième trimestre

L’Enquête sur les postes vacants et les salaires de Statistique Canada mesure ces données. La région combinée compte désormais 17 120 postes vacants. Ce nombre diminue pour un deuxième trimestre consécutif. Il représente un recul de 4,0 % par rapport au premier trimestre de 2026.

La Capitale-Nationale enregistre 10 505 postes vacants, une baisse de 5,4 %. Son taux de postes vacants passe de 2,9 % à 2,7 %. La Chaudière-Appalaches compte 6 615 postes vacants, en baisse de 1,9 %. Son taux demeure plus élevé, à 3,1 %.

Un taux de chômage qui progresse malgré tout

Action Chômage de Québec dresse un portrait différent de la région. Le taux de chômage y atteint 4,8 % en août 2026. Plus de 21 800 personnes se retrouvent sans emploi sur la rive nord.

Ce taux augmente malgré une baisse de la population active. Plusieurs personnes quittent la région, ce qui réduit le bassin de travailleurs disponibles. Les postes vacants et le taux de chômage ne mesurent toutefois pas exactement la même réalité. Ils ne couvrent pas non plus le même territoire.

L’organisme note aussi une hausse des demandes d’accompagnement. Les demandes de révision et d’appel auprès de Service Canada augmentent depuis six mois.

Les travailleurs de 55 ans et plus particulièrement exposés

Un projet de recherche d’Action Chômage de Québec s’intéresse aux travailleurs âgés. Les personnes de 55 ans et plus représentent 248 380 prestataires actifs de l’assurance-emploi. Elles forment 23,5 % de l’ensemble des bénéficiaires. Les personnes de 65 ans et plus comptent pour 65 000 prestataires additionnels.

L’organisme cerne trois zones de désavantage pour ce groupe. La durée du soutien reste trop courte pour la durée réelle de leur chômage. Le régime actuel couvre mal les transitions d’emploi et les incapacités fonctionnelles. Le travail à temps partiel réduit aussi silencieusement leur admissibilité future.

Deux lectures d’une même situation

Québec International et Action Chômage de Québec ne portent pas le même regard sur le marché du travail. Le premier organisme y voit une normalisation attendue après une période de surchauffe. Le second insiste plutôt sur la vulnérabilité croissante de certains travailleurs.

Ces deux lectures reposent sur des données réelles, mais partielles. Un recul des postes vacants ne signifie pas automatiquement une amélioration pour tous les travailleurs de la région.

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