Un an après, c’est l’heure des bilans

Bruno Marchand lors d'un point de presse (Photo: Étienne Dufour)

Hier marquait les un an de l’élection municipale 2025 et la cinquième année de mandat de Bruno Marchand. « On va prendre le temps de nommer nos bons coups », lance le maire.

« Il y a des journalistes qui me demandent fréquemment si on ne fait pas assez la promotion de nos bons coups, parce que les gens, ils ne le savent pas. On va prendre le temps de nommer nos bons coups. », affirmait Bruno Marchand en point de presse aujourd’hui.

Dans une vidéo publiée hier sur ses réseaux, le maire de Québec se félicitait des accomplissements de son administration en matière de logement. Il y dresse le portrait des cinq dernières années, tant en logement social, en logement étudiant ou encore en RPA. C’est 22 331 logements construits sous son mandat, dont près de 3000 nouveaux logements sociaux et abordables. « On n’en a jamais construit autant. Dans les dernières années, on bat des records. », dit-il dans sa vidéo.

Le maire admet cependant qu’il y a encore du travail à faire, comme le remarque le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). Le regroupement parle d’un arbre qui cache la forêt. Selon eux, la plupart des nouvelles constructions contribuent à la crise de l’abordabilité des loyers. Le FRAPRU demande donc plus de logements abordables pour faire baisser les loyers.

« Le FRAPRU a raison. […] On a besoin de logements hors marché et on a besoin du gouvernement du Québec. », reconnait le maire.

Un maire du centre-ville?

Un article de Radio-Canada faisait remarquer ce matin que deux promesses phares pour la périphérie de Québec peinent à être atteintes. Le maire disait vouloir construire 5000 maisons et refaire 400 kilomètres de chaussée, or, on semble encore loin de cet objectif en cette première année.

Marchand n’y voit pas de problème, évoquant les cibles de plantation d’arbre et de logement. « Tout changement à nos processus nécessite une mise en œuvre […] qui ne donne pas les meilleurs résultats à la première année. », affirme le maire. « Attendez qu’on prenne notre air d’allée », ajoute-t-il. « Non, on n’est pas une équipe du centre-ville. […] On est une équipe de toute la ville. On investit depuis cinq ans […] autant à Beauport, et encore plus sinon même, qu’au centre-ville. », note-t-il.

Sur la question de ces cibles, l’opposition officielle « laisse la chance au coureur ». « On va attendre ce que le PUM (Plan d’Urbanisme et de Mobilité) va nous proposer. », lance Stéphane Lachance, chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville. « Si [le PUM] donne un coup d’envoie au développement, l’administration aura à ce moment-là atteint sa cible. », renchérit-il.

Le chef de Respect Citoyen, d’habitude rapide sur les critiques envers le maire, préfère attendre un plan pour ce sujet qui vise particulièrement son électorat de banlieue. « On veut vraiment y croire. », affirme-t-il. Il promet toutefois de veiller à ce que ces deux objectifs du maire soient atteints.

L’heure des bilans pour l’opposition

Bien que le poids de Respect Citoyen soit très limité à l’Hôtel de Ville, avec trois sièges contre les 18 de l’administration Marchand, Lachance se félicite du travail accompli. « On est des têtes de mule », blague-t-il. Si l’opposition ne gagne pas les votes à la salle de conseil, c’est sur « le terrain », avec des petits projets qui font de grandes différences pour les citoyens que Stéphane Lachance se dit fier du travail de son équipe.

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