Les Québécois distribuent moins de bonbons et décorent moins leur maison que leurs voisins ontariens à l’Halloween. C’est ce que révèle un sondage Censuswide réalisé pour Lightspeed Commerce à la fin de l’été. Ainsi, 37 % des répondants des villes québécoises prévoient de distribuer des friandises cette année. Dans les villes ontariennes, cette proportion grimpe à 59 %.
Louis-Alexandre Parent
Moins de bonbons et de décorations au Québec
Je me souviens de l’Halloween de mon enfance. Toutes les maisons de ma rue et de mon quartier sortaient leurs décorations. Il me suffisait de parcourir deux rues pour remplir mon panier de bonbons.
Depuis quelques années, je remarque pourtant moins de maisons décorées le long de ma rue. Le constat vaut aussi pour l’ensemble de mon quartier. Je me suis donc interrogé sur les causes.
Les résidents vieillissent peut-être, et leurs enfants ont grandi. Ils n’ont alors plus besoin ni envie de décorer. La hausse du coût de la vie pousse peut-être aussi les parents à faire d’autres choix cette année.
Or, il ne s’agit pas seulement d’une impression. Le sondage confirme que les Québécois décorent moins que leurs voisins. En effet, 32 % prévoient de décorer leur maison, contre 46 % dans les villes ontariennes. À Toronto, cette proportion atteint même 60 %.
De plus, 28 % des Québécois jugent que l’Halloween a perdu de l’importance dans leur vie depuis trois ans. Sur le pas de la porte, l’écart persiste. Moins de quatre Québécois sur dix comptent accueillir les enfants avec des bonbons.
Les costumes suivent la même courbe. Seulement 26 % des Québécois prévoient de se déguiser cette année. À l’échelle canadienne, cette proportion s’élève à 30 %.
Toronto donne le ton en Ontario
L’étude présente Toronto comme la capitale canadienne de l’Halloween. Les Torontois sont 35 % à prévoir une fête, contre 19 % des Québécois. De plus, 37 % d’entre eux affirment que l’Halloween compte davantage qu’il y a trois ans. Au Québec, seulement 21 % partagent cet avis.
Les budgets reflètent aussi cet engouement ontarien. Les ménages torontois qui comptent dépenser prévoient débourser 118 $ en moyenne. Il s’agit du montant le plus élevé parmi les grandes villes. La moyenne canadienne s’établit à 101 $.
Des achats plus modestes au Québec
Au Québec, 51 % des répondants prévoient d’acheter des bonbons, contre 61 % à l’échelle canadienne. Par ailleurs, 37 % comptent acheter des aliments ou des boissons, soit la même proportion qu’au pays.
Les décorations arrivent ensuite, avec 28 % des répondants. Les costumes ou le maquillage suivent de près, à 27 %. Enfin, 19 % anticipent des dépenses liées aux fêtes et aux soirées.
Des sorties qui profitent moins aux commerces
Les Québécois se déplacent aussi moins pour l’Halloween. Seulement 10 % ont quitté leur secteur pour une activité au cours des deux dernières années. La moyenne canadienne atteint 15 %.
Cette tendance touche directement les commerçants. En effet, 36 % des Québécois se disent susceptibles de dépenser dans les restaurants, bars ou commerces voisins d’une activité. Cette proportion grimpe à 44 % au pays et à 60 % à Toronto.
Les Québécois sortent toutefois un peu plus en soirée. Ainsi, 14 % prévoient aller dans un bar ou une boîte de nuit, contre 10 % au Canada. Du côté des attractions, 21 % visiteront une attraction familiale et 17 % une maison hantée.
Une fête qui reste familiale
Les Québécois demeurent attachés au caractère familial de l’Halloween. Seulement 23 % estiment qu’elle est devenue une fête davantage destinée aux adultes. À l’échelle nationale, 26 % partagent cette impression.
Par ailleurs, 43 % des Québécois croient que l’Halloween s’adresse à tout le monde. L’âge ou la présence d’enfants n’y change rien, selon eux.
Costumes de dernière minute et IA timide
Comme ailleurs au pays, les Québécois choisissent leur costume tardivement. Parmi ceux qui se déguisent, 69 % arrêtent leur choix dans les trois semaines précédant la fête. De plus, 48 % ont déjà réutilisé un costume.
L’intelligence artificielle, quant à elle, reste marginale. Seulement 8 % des Québécois l’ont utilisée pour l’Halloween, contre 16 % des Torontois. Néanmoins, 40 % seraient à l’aise de s’en servir pour trouver des idées.
Censuswide a mené ce sondage du 27 août au 3 septembre 2026. La firme a interrogé plus de 1 500 consommateurs de 18 ans et plus au Canada et aux États-Unis.


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