Au beau milieu de la pièce Flo des rives, le jeune public s’est mis spontanément à frapper des mains pendant que les trois musiciens interprétaient un air traditionnel. Un beau moment qui s’est répété tout au long de la présentation.
Yves Leclerc. Collaboration spéciale (Crédit photo: Sophie Boivin)
Pour son 50e anniversaire, le Théâtre du Gros Mécano, dévoile sa 66e création à La Caserne – scène jeune public. Cette pièce, qui mélange musique et marionnettes, est à l’affiche jusqu’au 7 novembre prochain.
Flo des rives raconte l’histoire d’une petite fille, Florence, qui est incapable de se remettre du décès de sa mère. C’est aussi une histoire qui aborde le cycle de la vie. D’une durée de 45 minutes, elle s’adresse aux jeunes de 8 à 12 ans.
Dès les premières minutes de cette création, écrite par Carol Cassistat et mise en scène en collaboration avec Pierre Robitaille, les trois musiciens jouent un air instrumental qui évoque la mer. Une mer calme qui, tout à coup, s’active.
On retrouve Steve Hamel à la batterie et aux percussions, Sylvain Neault au violon et Marion Parrinello au violoncelle.
Poésie
Sur un plateau de jeu qui représente une plage parsemée de morceaux de bois échoués, Florence est inconsolable. Elle cherche à comprendre et elle s’interroge sur le sens de la vie lors d’un échange avec sa grand-mère.
Mamie, cette grand-mère, devient narratrice et raconte l’histoire du fleuve Saint-Laurent, autour des iles du Bic, et celle, aussi, de la famille de Florence. Flo des rives est un hommage à la mer, aux mères et aux femmes du pays. La nature retrace le fil du temps.
Florence, interprétée par Marjorie Audet, grandit et apprend à vivre avec le deuil. « L’espoir, comme une nouvelle marée, revient avec le temps », lance sa grand-mère, jouée par Jasmine Dubé. Florence n’est pas seule. Elle forme un tout avec la terre, la mer est le ciel.
Les échanges entre Florence et sa grand-mère allègent une narration, qui, par moments, est très littéraire, mais qui reste toujours remplie de poésie.
La musique est la grande vedette de cette création. Le trio de musiciens est même impliqué dans certaines séquences de jeu. De petites marionnettes, qui représentent les personnages, se déposent sur le violoncelle. Excellente, Marion Parrinello joue même couchée sur la surface de jeu à un moment donné.
Chaque intervention musicale a amené le jeune public spontanément à frapper des mains. Des moments de communion qui ont fait sourire. C’était beau à entendre.


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