Le Parti Québécois a dévoilé la candidature de Nathalie Gagnon dans la circonscription de Montmorency. Cette annonce s’inscrit parmi treize nouvelles candidatures présentées le 26 août 2026, à l’aube du déclenchement de la campagne électorale. Nathalie Gagnon met de l’avant près de vingt ans d’expérience en communication et en gestion du changement. Elle affrontera le ministre sortant Jean-François Simard, de la Coalition avenir Québec, le 5 octobre prochain.
Louis-Alexandre Parent
Une carrière en communication et en gestion du changement
Nathalie Gagnon cumule près de vingt ans d’expérience en communication interne et en relations publiques. Elle a œuvré au sein du Mouvement Desjardins. Elle y a notamment travaillé en transformation organisationnelle. Cette expérience nourrit, selon elle, sa capacité à composer avec des enjeux complexes.
« Mes compétences en communication me permettent de naviguer aisément dans les problématiques ambiguës et de faire face à l’inconnu », a déclaré la candidate. Elle affirme vouloir porter les ambitions des citoyens de la circonscription avec rigueur, humilité et ténacité.
Un doctorat en sociologie et un engagement de longue date
Nathalie Gagnon détient un doctorat en sociologie de l’Université Laval. Elle est impliquée au Parti Québécois depuis plusieurs années. Le parti présente sa candidature comme la mise au service de cette expertise pour sa communauté. Sa candidature a été dévoilée à Montréal, en même temps que douze autres, avant le déclenchement officiel de la campagne électorale de 2026.
Montmorency, une circonscription aux racines anciennes
La circonscription de Montmorency existe depuis 1829. Elle tire son nom de la rivière Montmorency, qui la traverse du nord au sud. Le territoire couvre une partie de l’arrondissement de Beauport, à Québec, ainsi qu’une partie de la Côte-de-Beaupré.
Le libéral Louis-Alexandre Taschereau a représenté Montmorency pendant trente-six ans, de 1900 à 1936. Il a aussi été premier ministre du Québec de 1920 à 1936. Jean-François Simard a également représenté la circonscription pour le Parti Québécois de 1998 à 2003, avant d’y revenir en 2018 sous la bannière de la Coalition avenir Québec.
Portrait socioéconomique de la circonscription
La circonscription de Montmorency comptait 74 740 habitants lors du recensement de 2021, selon les données d’Élections Québec. L’âge moyen de la population s’établissait à 42,2 ans, un résultat légèrement inférieur à la moyenne provinciale de 42,8 ans.
Le revenu médian des ménages atteignait 85 000 $, un niveau supérieur à la médiane québécoise de 72 500 $. Le français demeurait la langue parlée le plus souvent à la maison chez 98,2 % des résidents.
Environ 70 % des ménages étaient propriétaires de leur logement, contre 30 % de locataires. Une proportion importante de la population âgée de 25 à 64 ans détenait un diplôme d’études collégiales ou universitaires.
Un scrutin à plusieurs candidats
Le député sortant, Jean-François Simard, brigue un nouveau mandat pour la Coalition avenir Québec. Il occupe désormais le poste de ministre de l’Emploi dans le gouvernement de Christine Fréchette. Il avait été réélu en 2022 avec 45,2 % des voix. La candidate péquiste de l’époque, Cynthia Therrien, avait alors récolté 11,3 % du vote.
Annie-Pierre Bélanger se présente de nouveau dans Montmorency pour Québec solidaire. Les électeurs de la circonscription se prononceront le 5 octobre 2026, dans le cadre des élections générales québécoises.


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