L’industrie forestière présente ses priorités pour la campagne électorale

Forêt de chênes. Photo : libre de droit

Dans le contexte tarifaire actuel, le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) souhaite que la forêt soit l’une des priorités des formations politiques pour la campagne électorale provinciale.

Xavier Renald

De nombreux défis à surmonter

Changements climatiques, défis d’approvisionnement, transition énergétique, diversification des marchés et tensions commerciales : l’industrie forestière vit son lot d’enjeux ces dernières années. Le CIFQ propose ainsi quatre priorités qui devront, selon l’organisation, guider le prochain gouvernement.

Premièrement, le Conseil appelle à bâtir des partenariats durables avec les Premières Nations. Les dernières années ont notamment été marquées par des conflits avec certaines communautés, qui ont retardé le développement de projets forestiers. 

« La nouvelle vision forestière doit s’appuyer sur une relation renouvelée entre les Premières Nations et le gouvernement, fondée sur le dialogue, la confiance, le respect mutuel et la recherche de bénéfices partagés », avance le CIFQ. Cette vision passe notamment par une participation accrue des Premières Nations à la gouvernance et à la prise de décision en matière d’aménagement et de gestion du territoire, estime le Conseil.

La modernisation du régime forestier est la seconde priorité du CIFQ pour la présente campagne électorale. La modernisation présentée puis abandonnée en 2025 a laissé un vide pour l’industrie, qui demande une nouvelle réforme du régime afin de le rendre plus agile, prévisible et ancré dans les réalités régionales. 

« L’accès à la fibre demeure la pierre d’assise de toute la chaîne de valeur forestière. Il est donc essentiel d’accroître la prévisibilité de l’accès à la ressource, d’améliorer la compétitivité du coût d’approvisionnement et de simplifier le cadre administratif et réglementaire applicable aux activités forestières », affirme Michel Vincent, président du CIFQ.

Revaloriser le bois

La troisième demande de l’industrie forestière est de mettre en place un environnement d’affaires propice à l’innovation, à l’investissement et à la croissance. Cela passe par le déploiement d’une stratégie de développement industriel propre au secteur forestier, l’accès à une main-d’œuvre qualifiée, le maintien d’un avantage concurrentiel en matière d’énergie et l’adoption d’un cadre réglementaire prévisible. 

« La contribution de l’industrie forestière à la transition énergétique, à la séquestration du carbone et à la décarbonation de l’économie québécoise doit être reconnue et valorisée », estime le CIFQ.

Enfin, le CIFQ souhaite que l’utilisation du bois augmente au Québec et que le gouvernement du Québec agisse comme un véritable partenaire de l’industrie en ce sens. Le bois devrait ainsi être considéré comme une solution renouvelable et stratégique, qui pourrait permettre à l’industrie de la construction de se décarboner. Selon le Conseil, le recours aux systèmes préfabriqués en bois doit également être encouragé et pourrait être une réponse à la crise du logement.

Ces quatre priorités doivent s’inscrire dans une réflexion globale sur la gestion du territoire, indique l’organisme qui représente les intérêts des entreprises de sciage, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et panneaux et fabricants de bois d’ingénierie. 

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