Alors que la campagne électorale bat son plein, le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) rappelle que le cinéma demeure un espace de respiration et de partage.
Par Juliet Nicolas
Entre courts métrages, documentaires, films en compétition et projections gratuites, le festival démontre toute la vitalité et la diversité du 7ᵉ art.
Juste une illusion
Pour sa première projection nord-américaine, le Diamant accueillait le dernier film d’Olivier Nakache et Éric Toledano, Juste une illusion.Le film nous ramène au milieu des années 1980, en banlieue parisienne, à travers le regard d’un garçon de treize ans pris entre tensions familiales et quête de soi.
Côté interprétation, Camille Cottin et Louis Garrel incarnent un couple chaotique mais soudé. Quant à Simon Boublil et Alexis Rosenstiehl, les jeunes interprètes insufflent une énergie franche et sincère. Le spectateur, pris à parti, se rappelle alors que grandir se fait entre doutes, maladresses et découvertes.
Juste une illusion sera disponible en salle à partir du 18 septembre.
Au Bain des Dames
Présentée en quatre programmes, la compétition de courts métrages du FCVQ est un espace privilégié pour découvrir des talents émergents et le cinéma de la relève..
Dans Au bain des Dames, présenté au Cinéma Braumont, on plonge au cœur de Marseille, sur sa plage emblématique où Joëlle et ses amies retraitées se retrouvent chaque jour. Elles rient, parlent d’amour, de sexe, de corps qui changent, et refont le monde avec la liberté tranquille de celles qui n’ont plus rien à prouver.
Une célébration de la parole féminine, de la sororité et du temps qui marque les corps brunis par le soleil.
Y’a pas juste la mer
Y’a pas juste la mer d’Antony Boudreau Savoie propose une immersion dans un été gaspésien vu à hauteur d’enfants et d’adolescents. Tourné en seulement dix jours et sans financement public, le film témoigne de la volonté du réalisateur, natif de la région, de reconnecter avec ses racines et de capter ce qu’est la jeunesse aujourd’hui.
Ce documentaire dresse le portrait de jeunes qui jouent, explorent et se confient sur leur quotidien en Gaspésie, loin de la ville. Sur fond de musique rockabilly et yéyé, on découvre des moments de joie comme de solitude, des fragments de vie qui composent un regard intime sur une région souvent réduite à ses paysages.

Projections gratuites
Au Cœur du FCVQ Desjardins, à la Place D’Youville, le festival propose chaque jour des projections gratuites.
Ces séances en plein air rappellent que le cinéma est un espace de rassemblement et une bouffée d’air frais dans une période où l’on prend rarement le temps de vivre le moment présent.


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