Des groupes réclament la transformation de l’autoroute Laurentienne

Boulevard urbain

Des groupes environnementaux et communautaires de Québec demandent aux partis politiques de transformer l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain. Ils veulent que le prochain gouvernement remette le projet au Plan québécois des infrastructures (PQI). Le projet n’y figure plus depuis 2025. Les groupes ont présenté leur demande mardi.

Louis-Alexandre Parent

Un projet retiré du PQI en 2025

Le projet de conversion figurait depuis de nombreuses années au PQI. Il n’y figure plus depuis 2025. Les groupes jugent cette décision inacceptable.

Ils demandent aux partis et au futur gouvernement de s’engager à transformer l’autoroute. Le tronçon visé va de Saint-Roch à l’autoroute Félix Leclerc.

Le 15 septembre, la Ville de Québec a rappelé sa demande de conversion aux différents partis. Les groupes soutiennent cette demande. Selon eux, elle s’accorde avec la nécessité de maintenir les actifs.

Une barrière entre les quartiers

L’autoroute sépare le Vieux-Limoilou et Lairet d’un côté, Vanier et Saint-Sauveur de l’autre. Les groupes la décrivent comme dangereuse et désagréable à traverser.

Selon eux, elle allonge les temps de parcours et limite les déplacements en transport actif et collectif. Ils lui attribuent aussi du bruit, de la pollution de l’air et des îlots de chaleur.

Nicolas Drolet est agent de mobilisation citoyenne à La Ruche Vanier. « Depuis trop longtemps, Laurentienne constitue une barrière entre nos quartiers », affirme M. Drolet. Selon lui, sa transformation permettrait de retisser des liens entre les communautés.

Des exemples à l’étranger

Marie-Soleil Gagné, directrice générale d’Accès transports viables, réclame la fin du statu quo. « Le temps du statu quo a suffisamment duré! » affirme Mme Gagné.

Elle cite en exemple la rivière Cheonggyecheon, à Séoul, en Corée du Sud. Elle mentionne aussi l’autoroute Park East, au Wisconsin. Selon elle, ces projets peuvent inspirer les décideurs.

Vanier, Lairet et Saint-Sauveur appuient la demande

Pierre-Marc Doucet préside le Conseil de quartier Vanier. Il associe la transformation de l’autoroute 973 à la vision des 50 prochaines années du quartier. Il évoque le développement du site Fleur de Lys et du site ExpoCité.

Selon lui, la transformation relierait Vanier, un secteur enclavé, aux quartiers voisins. Il la considère comme la pièce maîtresse d’une entrée de ville digne de Québec.

Myriam Nickner-Hudon, vice-présidente du Conseil de quartier Saint-Sauveur, demande au prochain gouvernement de remettre le projet au PQI. Elle invoque la sécurité, la santé et le bien-être des citoyens. Lukasz Michalski, président du Conseil de quartier de Lairet, souhaite favoriser la mobilité active entre les quartiers.

Le Vieux-Limoilou insiste sur le transport collectif

Loïc Arias, président du Conseil de quartier du Vieux-Limoilou, rappelle que son conseil réclame cette conversion depuis 2017. Selon lui, Laurentienne coupe les gens de leurs artères commerciales. Il affirme que des traversées sécuritaires ramèneraient des milliers de citoyens vers les commerces.

M. Arias reconnaît que certains craignent une hausse de la circulation. Il répond qu’un boulevard urbain doit venir avec un transport en commun structurant. Il ajoute qu’il faut aussi un réseau de stationnements incitatifs. Sans ce volet, selon lui, on ne fait que déplacer le problème.

Un appel à l’action

Les groupes affirment que la transformation serait bonne pour les quartiers, l’environnement et l’économie locale. Ils estiment que les gens de Québec ont besoin d’action après des années d’attente.

Leur message se résume ainsi. « Transformer Laurentienne, c’est maintenant! »

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