Hier soir, la Place George‑V s’est transformée en pique‑nique géant accueillant 1 500 convives vêtus de blanc. Comme chaque année, le lieu n’est dévoilé qu’au dernier moment, pour une soirée placée sous le signe de l’élégance et de la convivialité.
Par Juliet Nicolas
Le Dîner en Blanc est né à Paris en 1988, alors qu’un groupe d’amis organise un pique‑nique vêtus de blanc pour mieux se repérer dans la foule. Le rendez‑vous prend ensuite de l’ampleur et au fil des années, le cercle s’élargit, l’organisation se structure et l’événement investit des lieux de plus en plus emblématiques. Jusqu’à rassembler 17 000 convives pour sa 30e édition.
Depuis, le concept s’est exporté dans plus de 120 villes, chacune y ajoutant sa touche locale. Quant à Québec, elle y participe depuis 2011, transformant notamment la Gare du Palais, le Manoir Montmorency ou la Place Jean‑Béliveau en décors éphémères.
Une soirée Belle Époque
L’édition 2026 s’inspirait de la Belle Époque et l’élégance qui évoque les boulevards parisiens. Les participants, cette année encore, ont joué le jeu avec créativité : voiles, plumes, dentelle, tout y était.
Et pour compléter le tableau, le concours À vos plus belles têtes s’est inscrit dans cette effervescence. Un jury circulait parmi les tables pour repérer la coiffure ou le chapeau le plus marquant.
Côté repas, deux approches cohabitaient. Ceux optant pour les boîtes préparées par L’Atelier, pensées pour être partagées à deux, et ceux arrivant avec leurs glacières (blanches elles aussi) et leurs propres victuailles. Certains transportaient un véritable arsenal composé de nappes, chandeliers, fleurs ou décorations en tout genre. Voir tout ce monde affairé a quelque chose de franchement amusant et fait le charme de l’événement.
Une ambiance en crescendo
La soirée a débuté avec des airs d’accordéon, suivis du traditionnel lever des serviettes qui marque l’ouverture du repas. Le Duo St‑Laurent a ensuite revisité des chansons modernes en violon et violoncelle, pour une ambiance très Bridgerton.
Les Dhélys ont animé le repas avec une performance tout en plumes, suivie d’un medley d’Édith Piaf interprété par Quentin Bornil.
La soirée s’est ensuite poursuivie avec l’allumage des feux de bengale, qui ont illuminé la Place George‑V et marqué le passage à la piste de danse pour un DJ set entrainant. Elle s’est ensuite prolongée lors d’un after‑party à L’Atelier.
Mais ce qui marque surtout l’événement, c’est l’ambiance portée par une bonne humeur contagieuse et une énergie collective, où se côtoient des adultes de tous âges. Cela donne le sentiment que chacun profite simplement de la vie, avec un petit grain de folie.
Comment participer
Les inscriptions se font en ligne mais à noter que les places sont limitées et attribuées par tirage au sort. Par ailleurs, les billets sont vendus par paires, avec une option bus ou une option piéton.
En outre, le Dîner en Blanc se tient beau temps, mauvais temps, la météo faisant aussi partie de l’expérience.


Commentez sur "Le Dîner en Blanc illumine la Place George‑V "