Comme on pouvait le remarquer, les pancartes électorales ont fait leur apparition un peu partout en ville la nuit dernière. Toutefois, c’est aujourd’hui que Christine Frechette lançait officiellement le début de la campagne.
Aux alentours de 11h, la cheffe de la CAQ se rendait au bureau de la lieutenante-gouverneure du Québec pour demander la dissolution de l’assemblée. La campagne électorale qui durera 39 jours est officiellement lancée.
Après la dissolution, Christine Frechette s’est rendue à la promenade Desjardins, à côté du centre des congrès, pour y tenir un point de presse.
« Cette élection-là, elle ne sera pas comme les autres. Le monde a changé. En fait ce qu’on pensait qui était un brouillard, ça vient de se transformer en tempête. », lance la première ministre sortante en début d’allocution. « Notre principal partenaire économique a choisi la confrontation. », poursuit-elle.
L’éléphant dans la pièce
Michel C. Auger dans la Presse, Marie Vastel au Devoir, Mathieu Bock-Coté au Journal de Québec et bien d’autres parlaient de la place prépondérante qu’occupera la question Trump aux prochaines élections provinciales.
Lors de sa prise de parole aujourd’hui, Christine Frechette confirme que la guerre commerciale avec les États-Unis sera un enjeu considérable.
« En fait, je vous demande un mandat pour avancer dans la tempête quand Trump frappe le Québec. Je suis là, à temps plein, avec l’expérience, la compétence pour défendre vos emplois, protéger vos familles et améliorer votre quotidien. », affirme la cheffe de la CAQ.
Une élection basée sur la peur?
Questionnée par un journaliste à ce sujet, Mme Frechette ne nie pas cultiver la peur. « Ce n’est certainement pas que moi qui la cultive [faisant référence à ses opposants]. […] on est attaqués de plein fouet, comme jamais auparavant, par notre principal partenaire économique. Il va falloir se défendre. »
En réponse à la question d’un autre journaliste portant sur son discours qui semblait définir le PQ comme son principal adversaire, Frechette est catégorique.
« Écoutez, moi je vous dirais que mon principal adversaire, il s’appelle Donald Trump. C’est lui le véritable adversaire. C’est lui qui menace véritablement le Québec; les Québécois. C’est contre lui qu’il faut se battre. », répond-elle.
Le discours prononcé par la première ministre sortante donne un aperçu de la place que pourrait occuper la question Trump durant la campagne. La guerre commerciale, l’économie et la protection des emplois occupent une place centrale dans son message, tandis que d’autres enjeux, plus sociaux, sont demeurés marginaux lors de cette première prise de parole.


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