Le SPVQ refuse de commenter sur des comportements problématiques envers leurs policières. Questionné au sujet de la drague dont sont victimes les femmes sur leur milieu de travail, le service préfère garder le silence et interdire à ses employées d’en parler.
Étienne Dufour
Des vidéos courent sur les réseaux sociaux où on peut voir des hommes accoster des policières. Certains donnent même des astuces pour mieux les aborder. Le FEQ et les travaux du tramway qui nécessitent plus de policiers sur le terrain; nous nous sommes demandé si les femmes du SPVQ subissaient ce genre de traitement. Sans grande surprise, la réponse était un rire jaune suivi d’un oui. Cependant, les policières questionnées nous ont expliqué ne pas être autorisées à en dire plus. Interrogé à ce sujet, le SPVQ, habituellement très coopératif, refuse tout commentaire.
D’autres sources confirment que les femmes du service subissent du harcèlement sexuel. Des termes violents et sexistes leur seraient adressés sur une base régulière. La situation semble toutefois être un tabou au service de police de Québec. La relation parfois conflictuelle entre les citoyens et la police est bien connue, mais l’expérience d’une femme policière est particulière. À la fois police et femme, les discriminations qu’elles subissent s’entrecroisent.
Pourquoi donc sont-elles muselées? Le SPVQ n’aurait-il pas intérêt, pour le bienêtre de ses employées, à sensibiliser la population? Y a-t-il des femmes qui quittent le métier pour ces raisons? Pour éviter d’être sexistes, on pourrait aussi se demander si les hommes policier sont aussi l’objet de telles sollicitations?


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