Alphonse Bisaillon et Antoine Corriveau animent la scène Crave

La scène Crave, à la place D'Youville, durant la prestation d'Antoine Corriveau. (Photo: Philippe Moussette)La scène Crave, à la place D'Youville, durant la prestation d'Antoine Corriveau. (Photo: Philippe Moussette)

Notre équipe voulait vous faire découvrir le Biergarten du Carré D’Youville. Alphonse Bisaillon et Antoine Corriveau se sont succédé sur la scène Crave du Festival d’été de Québec, à la place D’Youville. Le premier a livré un spectacle théâtral ancré dans la tradition folk québécoise. Le second a proposé une performance plus rock, portée par une esthétique flamboyante. Les deux artistes ont attiré une foule nombreuse en cette soirée entièrement québécoise.

Louis-Alexandre Parent et Philippe Moussette

Un décor patrimonial pour une soirée locale

La scène Crave se dresse à l’intérieur des murs du Vieux-Québec, tout près des fortifications. Le site accueille des spectacles gratuits chaque soir du festival. La programmation du 17 juillet mettait de l’avant deux auteurs-compositeurs-interprètes québécois. Le public s’est massé devant la scène dès la fin de l’après-midi.

La scène Crave, à la place D’Youville, en début de soirée. (Photo: Philippe Moussette)

Alphonse Bisaillon livre un spectacle théâtral

Alphonse Bisaillon a ouvert la soirée sur la scène Crave. Vêtu d’une chemise blanche à jabot et d’un long manteau gris, l’artiste a assis son personnage dès les premières chansons. Son style puise dans la tradition folk québécoise, avec des accents qui rappellent la Bottine souriante. Six musiciens l’ont accompagné, entre guitare acoustique, mandoline et claviers.

Alphonse Bisaillon et ses six musiciens sur la scène Crave. (Photo: Philippe Moussette)

Le chanteur a multiplié les mises en scène pendant la performance. Il s’est notamment assis sur une chaise de bois portée par ses musiciens au fil des chansons. Les choristes ont enrichi les arrangements de plusieurs pièces. Le spectacle a conservé un ton intimiste malgré l’ampleur de la mise en scène.

Alphonse Bisaillon et ses six musiciens sur la scène Crave. (Photo: Philippe Moussette)

Antoine Corriveau électrise la fin de soirée

Antoine Corriveau a pris la relève en fin de soirée sur la scène Crave. L’auteur-compositeur présentait les chansons de son plus récent album, Oiseau de nuit. Manteau rouge, lunettes fumées et guitare en bandoulière, l’artiste a adopté une esthétique flamboyante qui rappelle Jean Leloup. Une choriste vêtue de rouge et un groupe complet l’ont accompagné tout au long du spectacle.

Antoine Corriveau et son groupe, en soirée, sur la scène Crave. (Photo: Philippe Moussette)

Le spectacle a puisé dans un registre plus rock que celui de la première partie. Les arrangements ont mêlé guitare électrique, claviers et rythmiques appuyées. Antoine Corriveau a multiplié les interactions avec ses musiciens tout au long de la performance. Le public, nombreux jusqu’à la brunante, a suivi le spectacle jusqu’à la dernière chanson.

Manteau rouge et lunettes fumées, Antoine Corriveau à la guitare. (Photo: Philippe Moussette)

Deux propositions distinctes pour un même public

Les deux spectacles ont offert des ambiances contrastées sur la même scène. Alphonse Bisaillon a misé sur une approche théâtrale et folk, proche des racines musicales québécoises. Antoine Corriveau a plutôt opté pour une proposition rock et visuelle, dans la lignée de figures comme Jean Leloup. La soirée illustre la diversité des styles présentés à la scène Crave pendant le festival.

Vous pouvez suivre la galerie photo de notre photographe Philippe Moussette juste ici.

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