L’organisme Emprises — espaces urbains a officiellement lancé sa campagne de 1 000 arbres ce lundi 1er juin 2026 à Québec. L’objectif est de réduire la pollution atmosphérique et sonore dans les quartiers de la Basse-Ville, de Limoilou et de Vanier. Les plantations ont débuté sur des terrains de l’Office municipal d’habitation de Québec et devront être complétées d’ici juillet 2027.
Louis-Alexandre Parent
Des arbres déjà matures pour un effet rapide
Contrairement à des projets de plantation habituels, les arbres choisis pour cette campagne sont déjà matures au moment de leur mise en terre. Seuls les feuillus et conifères à grand déploiement sont retenus. En quelques années, leur canopée combinée couvrira l’équivalent de deux Centres Vidéotron, selon Mathieu Caron, directeur général d’Emprises.
Les trois premiers grands clients du projet sont le Port de Québec, l’Office municipal d’habitation de Québec et le CIUSSS de la Capitale-Nationale. Après ces engagements, il restera moins de 300 arbres à distribuer parmi les 1 000 prévus. Emprises invite d’autres organisations à se manifester rapidement pour bénéficier de cette offre.
Un réseau de partenaires au coeur du projet
Fondé en 2022 par des citoyens de Limoilou, Emprises est passé de petits projets de ruelles vertes à des chantiers d’envergure. L’organisme compte aujourd’hui trois employés et s’appuie sur un solide réseau de collaborateurs. Parmi eux, le Collectif Canopée fournira l’ensemble des 1 000 arbres de bon gabarit nécessaires à la campagne.
Le projet est financé principalement par le Programme de réduction de la pollution sonore et atmosphérique du gouvernement du Québec. Il est également coordonné par le Fonds d’action québécois pour le développement durable. Le Fonds écoresponsable de la Caisse Desjardins de Limoilou contribue également au financement.
La science pour mesurer l’impact réel
Le Centre d’enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy analysera les chantiers d’Emprises dans trois types de secteurs, soit industriel, résidentiel et institutionnel. L’objectif est de modéliser l’effet des patrons de plantation sur les flux de particules fines. Ces conclusions inédites pourraient orienter de futurs projets de verdissement urbain.
Mathieu Caron tient cependant à préciser que la plantation d’arbres ne remplace pas la réduction de la pollution à la source. L’approche d’Emprises vise plutôt à maximiser l’impact protecteur en aval du problème. La Ville de Québec, qui soutient le projet dans le cadre de son Plan d’action 2023-2027 pour une saine qualité de l’air, reconnaît que Limoilou, Vanier et la Basse-Ville sont des quartiers prioritaires pour ce type d’intervention.


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