La Ville de Québec, le gouvernement du Québec et l’Université du Québec ont conjointement annoncé leur intention de créer un quartier universitaire en basse-ville.
Xavier Renald
De nouvelles résidences
Afin de concrétiser cette vision ambitieuse, l’Université du Québec (UQ) désire créer un nouveau pavillon universitaire qui pourra accueillir ces nouveaux étudiants. Deux nouvelles résidences qui pourraient être habitées par 240 universitaires sont également prévues. Un dossier sera d’ailleurs déposé à Maisons Canada afin que le fédéral contribue à la portion logement du projet.
« Ce qu’on souhaite, c’est que nos étudiants soient non seulement inscrits à des programmes, mais on veut des étudiants qui habitent réellement le territoire », a expliqué le président de l’Université du Québec, Alexandre Cloutier.
Pour mener à bien la recherche de terrains vacants et pour porter le dossier, un chargé de projet sera embauché grâce aux sommes avancées par l’Université du Québec (625 000 $) et le gouvernement du Québec (187 500 $).
Des actions visant à améliorer l’environnement urbain et la qualité des espaces publics sont aussi envisagées, notamment à la place de l’Université-du-Québec.
Ce nouveau quartier universitaire serait délimité par la rue Caron à l’ouest, la rue du Roi au nord, la rue du Pont à l’est et la rue Saint-Vallier au sud. Le chargé de projet aura la tâche d’harmoniser le projet avec le reste du quartier.

Selon le maire de Québec Bruno Marchand, cette annonce est en phase avec le Plan d’action Saint-Roch qui vise à ramener des gens dans le quartier. « C’est la plus grosse annonce qu’on a en 25 ans pour le développement de Saint-Roch », a souligné M. Marchand.
Des programmes de premier cycle à Québec ?
Accueillant déjà des étudiants de deuxième et troisième cycles (maîtrise et doctorat) avec l’École nationale d’administration publique (ENAP), l’UQ souhaite bonifier son offre en basse-ville en intégrant des programmes de premier cycle.
Ces programmes, déjà offerts dans les autres établissements de l’UQ, seront proposés à Québec. Alexandre Cloutier a toutefois assuré que ces programmes seraient complémentaires à ceux qu’offre l’Université Laval et qu’ils ne videront pas les universités en région.
« On veut que tout ça ait du sens. Alors pour avoir du sens, l’idée, c’est de ne pas compétitionner ce que fait l’Université Laval, l’idée c’est d’être complémentaire, l’idée c’est de répondre à des besoins de la ville de Québec », a déclaré le président de l’UQ.
L’objectif de l’UQ est donc de bonifier la capacité d’accueil des programmes ayant déjà atteint le maximum d’étudiants pouvant être admis dans les établissements de l’Université ailleurs sur le territoire.
Alexandre Cloutier estime qu’il est réaliste de croire que les nouveaux étudiants pourront être accueillis d’ici les cinq prochaines années.


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