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Julie White se porte candidate pour le PLQ dans Jean-Talon

La candidate libérale souhaite redonner de l'importance à la Loi sur la Capitale-Nationale. (Photo : Xavier Renald)La candidate libérale souhaite que Québec arrête de faire le yoyo avec les projets dans la Capitale-Nationale. (Photo : Xavier Renald)

L’ancienne PDG de Manufacturiers et Exportateurs du Québec se présente comme candidate aux élections de 2026 pour reconnecter la politique avec les entreprises.

Xavier Renald

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) Charles Milliard a annoncé la candidature de Mme White mercredi matin au Centre des glaces Intact Assurance.

Bâtir une culture du « Oui économique »

Avec son expérience au sein de l’association Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), Julie White a senti une déconnexion de la part du gouvernement du Québec face aux préoccupations des entreprises manufacturières. Ces dernières, qui vivent une période tumultueuse en raison des tarifs imposés par l’administration américaine ainsi que par d’autres bouleversements géopolitiques, ont besoin de soutien selon la nouvelle candidate.

« Sur le terrain, j’ai constaté qu’on pouvait, et surtout qu’on devait en faire plus. »

Julie White à propos du soutien aux entreprises

« Devant la détresse et l’inquiétude des entrepreneurs qui subissaient ces bouleversements, j’aurais profondément voulu ressentir une urgence d’agir auprès du gouvernement. Cette urgence n’est jamais arrivée », poursuit Mme White. À son avis, le gouvernement doit simplifier la vie des entrepreneurs qui font face à des problèmes économiques complexes.

En ayant rencontré Charles Milliard alors que ce dernier était à la tête de la Fédération des chambres de commerce du Québec, la candidate est persuadée que le nouveau chef libéral a ce qu’il faut pour rebâtir une culture du « oui économique » et proposer une politique industrielle pertinente pour les PME.

Selon elle, un gouvernement libéral arriverait à mettre en place les conditions gagnantes pour les entreprises. Si elle se montre critique des projets subventionnés par le gouvernement actuel, elle croit tout de même que certains projets méritent d’être soutenus par l’État.

« Il ne faut pas faire de passe-droit juste pour attirer de nouveaux emplois au Québec », lâche-t-elle, proposant de prioriser les entreprises déjà établies dans la province et d’assurer des conditions équitables pour l’octroi des subventions.

Une connaissance du milieu

Julie White cite également la fierté régionale comme raison de se présenter en politique. Elle en sera d’ailleurs à une deuxième candidature dans Jean-Talon, après s’être retrouvée sur les bulletins de vote en 2022.

Charles Milliard était fier de rappeler que Mme White avait un ancrage important dans la circonscription, en ayant grandi à proximité et étudié au Collège Jésus-Marie à Sillery.

« Elle connaît bien les réalités et le quotidien des gens de Jean-Talon. Ça reflète mon intention d’avoir des gens qui sont profondément impliqués, intégrés, enracinés dans les comtés du Québec », a indiqué le chef du PLQ.

Charles Milliard a annoncé la candidature de Julie White dans la circonscription de Jean-Talon. (Photo : Xavier Renald)
Charles Milliard a annoncé la candidature de Julie White dans la circonscription de Jean-Talon. (Photo : Xavier Renald)

« Jean-Talon, c’est ma circonscription, celle où j’ai mes racines », a affirmé Julie White. Le lieu de l’annonce n’était pas non plus anodin. Le Centre des glaces accueille aujourd’hui le club de patinage artistique où la juriste de formation a évolué en tant qu’athlète et en tant qu’entraîneuse.

Elle a par ailleurs rappelé qu’il s’agit d’un projet d’envergure réalisé grâce à un financement du gouvernement dirigé par le Parti libéral en 2017. « C’est un endroit important pour Jean-Talon parce que ça démontre tout ce qu’on peut faire de beau ensemble », souligne la candidate.

Une lutte à venir dans Jean-Talon

Historiquement libérale, la circonscription de Jean-Talon a été remportée par la CAQ en 2019, puis par le Parti Québécois en 2023 avec la victoire de Pascal Paradis lors d’une élection partielle.

Charles Milliard se dit conscient du travail à faire pour regagner la confiance des résidents de Jean-Talon. Il rappelle toutefois l’ardeur avec laquelle le Parti Québécois défend sa proposition de tenir un référendum s’il forme le gouvernement à l’issue du scrutin du 5 octobre.

« Je pense que les citoyens de Jean-Talon vont avoir un choix à faire sur ce que ça signifie le futur du Québec avec un député du Parti Québécois aux commandes », a indiqué M. Milliard.

Invitée à réagir aux déclarations du député de Jean-Talon, qui a indiqué avoir hâte d’entendre la candidate libérale sur le bilan du PLQ en matière d’éthique, Mme White s’est dite surprise des propos tenus par Pascal Paradis lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

« Je pense que ça démontre un peu de panique de son côté », a-t-elle rétorqué, souhaitant que la campagne se déroule sur un ton plus respectueux.

Pour la prochaine campagne électorale, Julie White compte mettre à profit son expérience acquise depuis sa première tentative en 2022. « Aujourd’hui j’arrive avec un bagage différent, porté notamment par une expérience en consultation […] et un bagage chez MEQ qui a vraiment poussé ma compréhension du secteur manufacturier et de l’économie en général ».

Après avoir reçu 13,5 % des voix dans Jean-Talon lors de la dernière élection générale, le PLQ est en bien meilleure posture actuellement. L’agrégateur de sondages Québec125 lui projette une récolte de 34 % contre 36 % pour le PQ, signe que la campagne électorale pourrait être déterminante.

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