Chronique : Le ballon de plage du Grand marché

Quoi qu'on dise par Martin ClaveauAura-t-on encore un Grand Marché à Québec après les fêtes? Voilà la grande question que plusieurs, comme Martin Claveau, se posent. (Photo : archives Carrefour de Québec)

Par Martin Claveau

Les nouvelles concernant le Grand Marché ne sont pas tellement bonnes et c’est malheureux pour tout le monde. Cela dit, ça se voyait venir comme un ballon de plage.

On se souvient de l’entêtement de l’ancien maire, Régis Labeaume, à ce sujet. On se remémore son désir d’avoir raison, malgré les avertissements des commerçants et l’opinion de la population.

Sa décision de fermer le marché du Vieux-Port, qui convenait parfaitement aux gens de Québec et aux touristes, pour aller tenter une greffe à côté du Centre Vidéotron a été abondamment décriée.

On se rappelle aussi que ça a couté 25 millions à la Ville pour rénover cet édifice. Que sa lui chante ou non, ce bâtiment est donc un des legs de notre ami Régis qui se plait maintenant dans son rôle de chroniqueur à La Presse. Ironiquement, ce dernier reproche fréquemment les comportements à ceux qui font comme lui faisait quand il était maire.  

Mais je m’égare ici mes amis. C’est un sujet que je laisse à d’autres car je ne suis pas assez intelligent pour ça.  

Revenons donc à nos moutons. Après un engouement initial, le Grand marché fait maintenant face à la réalité et cette réalité est déprimante comme un film qui se déroule, au moyen-âge, dans un village brumeux où tout le monde a les dents noires.

En gros, les loyers demandés aux commerçants sont trop chers et l’achalandage anticipé ne vient jamais. En fait, ça va si bien que plusieurs boutiquiers ont de la misère à joindre les deux bouts et menacent de quitter le bâtiment en janvier.  

Bref, le temps des fêtes passé, on se demande bien ce qu’il restera du Grand Marché?

Le maire Marchand a récemment réitéré souhaiter que ça fonctionne, sauf qu’il devra éventuellement aussi se demander si ça vaut la peine d’user les semelles de ses espadrilles là-dessus.

Il n’y a pas cinquante-six solutions pour le Grand Marché. En toute mauvaise fois, j’en vois deux.

Soit qu’on diminue les loyers pour garder les commerçants, on investit en publicité pour créer de l’achalandage, on assume les déficits et on croise les doigts en attendant que ça lève.

L’autre option serait qu’on bazarde tout ça à un gestionnaire qui rentabiliserait la bâtisse quitte à la transformer en marché aux puces au besoin.

J’exagère un peu, mais la situation est loin d’être rose. Ça va prendre de bonnes idées pour relancer cet endroit, mais il serait temps de s’y mettre.

Il commence à se faire tard pour le Grand Marché et les films qui se passent au Moyen-âge se terminent souvent très mal.

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