Un nouveau bistro pour La Ninkasi

NinkasiUne vue de la Ninkasi au 811, rue Saint-Jean (photo Julie Rheaume).

Le bar La Ninkasi, situé sur la rue Saint-Jean, investit le local de son ancien voisin le Veau d’or pour y ouvrir un bistro. On y trouve un menu bistronomique et une cave à vin 100% québécoise. Le célèbre établissement festif devient désormais la Ninkasi Bar & Bistro. Le nouvel espace est accessible au public depuis le 31 mars.

Les propriétaires de La Ninkasi, Mathieu Cloutier et Marc Bessette, avaient mis la main sur l’ancien local du restaurant Le Veau d’or il y a deux ans. Ils avaient « commencé tranquillement » l’aménagement du bistro avant la crise de la COVID, mais celle-ci a fait en sorte que les travaux ont pu s’accélérer.

« On avait juste ça à faire. On a mis les bouchées doubles. Ça nous a permis d’en faire plus par nous-mêmes », explique M. Cloutier, en entrevue.

« Pour donner un petit cachet rustique, on a dégagé les murs. Il y avait un mur de pierres qui était caché sous (un mur) du Veau d’or, on l’a dégagé. Le plafond aussi, on l’a tout dégagé. On a laissé le plafond original (en bois), qu’on a retravaillé. Il y a aussi un grosse poutre industrielle, qui tient l’étage au-dessus. On l’a gardée. On l’a pochée pour lui donner un look quasiment steampunk (…). Tout ça en donnant un cachet très élégant, ou chic. On peut dire que c’est chic industriel », raconte M. Cloutier.

On peut circuler du bar au bistro situé dans l’ancien Veau d’or à l’aide d’un passage aménagé entre les deux espaces. Il a ainsi fallu percer un mur de pierres de plusieurs pieds d’épaisseur, ce qui n’est pas une mince tâche!

La Ninkasi jouira également d’une troisième terrasse, sur le côté du bâtiment, en plus de celles situées à l’étage et devant l’établissement du quartier Saint-Jean-Baptite.

Le copropriétaire estime les coûts d’acquisition et d’aménagement du nouvel espace à 300 000$.

Lieu festif

Ouverte depuis 14 ans, La Ninkasi est connue (en temps normal) comme un endroit festif. Événements culturels, spectacles et soirées karaoké y divertissaient la clientèle avant la pandémie. Une fois la crise sanitaire terminée, ces activités seront de retour. De quelle façon le bar et le nouveau bistro vont-ils se complémenter?

« C’est un bistro, mais c’est un bistro festif. Le côté festif, on veut qu’il se maintienne. C’est sûr qu’être festif en 5 à 7 et être festif à 2h du matin, ce n’est pas la même chose. Pour nous, l’ambiance, le cœur, de La Ninkasi, c’est un lieu épicurien festif », explique M. Cloutier.

Avec le bistro, on vise donc « une clientèle qui va festoyer, vivre son plaisir épicurien, plus tôt ».

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Un aperçu de l’intérieur de la Ninkasi, dans les anciens locaux du Veau d’or (photo Julie Rheaume)

Vins québécois

La Ninkasi a toujours mis de l’avant les bières et alcools québécois. S’ajoutent au plaisir une cave à vin 100% québécoise, plus de spiritueux et un « menu bistronomique vraiment intéressant ».

« Une cave à vin permanente 100% Québec, je pense que c’est une première dans l’histoire du Québec », lance M. Cloutier.

Par contre, certains préjugés subsistent quant aux vins d’ici. Quel est le principal? « Que c’est pas bon », répond M. Cloutier du tac-au-tac! « Les produits québécois ont vraiment pris du gallon et ce sont des produits vraiment exceptionnels », dit-il.

Au cours de l’année, on pourra découvrir plus d’une centaine de vins québécois à La Ninkasi.

Au menu

Au menu du bistro, on retrouvera joue de veau braisée, purée de pommes de terre, topinambour et champignons, le plat vedette de l’établissement; omble de l’Arctique avec fenouil et caméline; salade de quinoa végane avec chips de légumes; entrée de crevettes, betterave et canneberge ou entrée végétarienne de topinambour, noisettes et café, entre autres.

Le menu est offert à la carte ou à l’ardoise. Un plat de poisson d’arrivage, un boudin maison et des plats végétariens y figurent notamment. Les prix varient entre 18 et 25 $. Un peu plus tard, on prévoit offrir des desserts. Lorsque l’établissement sera ouvert le midi, quand « le marché » le permettra, on compte alors offrir un menu abordable, de dire le chef Anthony Vien.

« Mon but, c’est d’offrir des aliments auxquels les clients ne vont pas tout à fait s’attendre à voir associés ensemble. Un plat, ce sera trois produits différents. Je vais travailler avec trois ingrédients, puis je vais faire des textures, des associations différentes, un dosage différent, pour faire découvrir aux clients de la Ninkasi (…) des mariages un peu inattendus », explique le chef. Il nous promet des produits simples, qui seront « juste dosés différemment ».

Des produits locaux, comme le sapin, l’épinette, le poivre des dunes, vont notamment figurer à la liste d’ingrédients de l’établissement. « Le but, c’est vraiment d’apporter une cuisine locale », indique celui qui a déjà œuvré dans la brigade du réputé Saint-Amour.

Éventuellement, des soirées découvertes auront lieu à La Ninkasi Bar & Bistro. Les gens pourront y déguster à l’aveugle un menu de « six ou sept services », raconte M. Vien. Le menu sera présenté en petites portions qui seront chacune associée à un vin, bière ou cidre. « Les clients ne sauront pas à quoi s’attendre. Ils vont manger un plat particulier avec un vin qui va bien s’accorder », explique le chef.

Que retire Anthony Vien de son expérience au Saint-Amour? « C’est la rigueur! Il ne faut pas perdre la passion non plus. Si tu n’es pas rigoureux en cuisine, surtout avec un menu bistro, tu n’y arriveras jamais. Il faut toujours que tu te donnes encore plus, plus que ton 100%. Sinon, tu n’y arriveras pas. Tu seras toujours un peu dans le jus. La rigueur, au Saint-Amour, c’est ça que j’ai appris. C’est ce qui m’a le plus formé, à être vraiment focus (sic) sur mon travail », répond-il.

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Le copropriétaire de la Ninkasi Mathieu Cloutier (à gauche) et le chef Anthony Vien.

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