Salut Yvon !

David Lemelin

Je m’adresse à toi, Yvon. 

Ainsi, le vénérable Yvon Bussières quitte la vie politique municipale après 28 ans de loyaux services à la communauté de Saint-Sacrement, TA communauté?

Tu quittes avec fierté et le sentiment du devoir accompli, et tu as bien raison. 

Tu as été élu pour la première fois en 1993, puis n’a jamais été battu jusqu’à ce jour, 7 mandats plus tard.

C’est à la fois remarquable et particulièrement touchant. Il y en a des conseillers municipaux « de terrain », qui croient en ce qu’ils font et qui sont réellement et sincèrement dévoués à leurs concitoyens. Mais, tu as, Yvon, un petit je-ne-sais-quoi de plus : tu fais partie de ceux qui le font de manière totalement désintéressée, avec honneur et noblesse. Sans arrière-pensée.

Tu n’as jamais trahi tes principes, jamais choisi l’option la plus facile, politiquement. Quand tu sentais que le temps était venu de s’unir, tu te joignais avec enthousiasme et détermination. Lorsque tu sentais que tu devais y laisser un bout de ton âme, tu faisais un pas de côté. 

Ça s’appelle de l’intégrité et du courage.

J’ai eu la chance immense de pouvoir compter sur toi, sur ton expérience, ta sagesse et ta grande compétence. Quel allié, tu fais! Ce sourire inspirant, avec ces yeux bleus qui vous regardent, directement, non pas pour vous intimider, mais pour vous mettre en confiance. J’ai été honoré, Yvon, de partager un tout petit bout de ton très long chemin en politique.

Aucune malice dans ce regard, l’âme d’un citoyen honorable, d’un homme sur qui on peut compter. Un grand homme, physiquement et moralement. Que tu étais payant, médiatiquement, lorsque, journaliste, on voulait avoir un commentaire percutant, une explication, les dessous de l’affaire… tu étais là! Honnête et généreux. Oui, très généreux. C’était parfois complexe d’arriver à t’arrêter. Tu as la parole facile, car tu aimes communiquer, échanger, discuter. En politique, c’est plutôt utile. Qui plus est, tu es un conteur amusant et passionné. En réunion, tu es un indiscutable atout.

Je ne te lance pas de fleurs parce que ça fait joli. J’énonce ce que je considère comme des faits. Je suis persuadé que les citoyens de Montcalm— Saint-Sacrement sont fiers de toi et sont sans doute tristes de te voir partir. Mais, tu ne pars pas vraiment. Tu l’as dit : tu es né à Saint-Sacrement et tu y finiras tes jours. Tu vas donc les croiser encore, au quotidien, et tu bavarderas sans doute avec eux, bien souvent.  

La personne qui te suivra aura de grandes chaussures à enfiler. J’ai peut-être un conseil à lui donner : n’essayez pas, madame ou monsieur, de remplacer Yvon. Faites votre chemin, autrement vous n’y arriverez pas.

On ne remplace pas Yvon. On vient à sa suite et voilà tout.

Mes hommages, cher Yvon. Sincèrement.

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