Dépotoir improvisé près des Appartements Saint-Joseph

Dépotoir improvisé près des Appartements Saint-JosephPhoto : Julie Rheaume

Saint-Sauveur — Des citoyens ont dénoncé l’accumulation constante de rebuts près des conteneurs à déchets des Appartements Saint-Joseph et d’une placette publique situés sur les lieux de l’ancienne église Saint-Joseph. Toutefois, selon le conseiller municipal de Saint-Roch – Saint-Sauveur, Pierre-Luc Lachance, la Ville de Québec est intervenue rapidement pour nettoyer les lieux au début janvier. 

En 2016, les Appartements Saint-Joseph, qui comptent près de 80 logements, ont vu le jour sur le site de l’ancienne église de la paroisse Saint-Joseph, démolie en 2012. Ils sont situés dans le quadrilatère marqué par les rues Montmagny, Franklin, Saint-Sauveur et Châteauguay. 

Appartements Saint-Joseph
Photo Julie Rheaume
Les Appartements Saint-Joseph, dans Saint-Sauveur, le 4 janvier. 

Aux abords de l’immeuble, sur Saint-Sauveur, on trouve quatre conteneurs à déchets et à recyclage ainsi qu’une placette publique qui rend hommage à la famille Plouffe de l’auteur Roger Lemelin, célèbre natif du quartier. On retrouvait aussi une importante accumulation de rebuts près des conteneurs lors du passage du Carrefour le 4 janvier.

Accumulations

Un citoyen, qui a requis l’anonymat, a contacté le Carrefour, car il en avait assez de voir la tonne de déchets s’accumuler dans son quartier. Il dit avoir avoir rapporté le problème à la Ville de Québec, mais celui-ci se répète constamment. « Les vidanges, ce n’est pas juste le 25 décembre, le 4 janvier ou le 1er juillet, c’est tout le temps comme ça! », a-t-il affirmé en entrevue téléphonique, le 4 janvier. 

Déchet à côté d'un immeuble
Photo Julie Rheaume
On retrouvait une importante accumulation de rebuts près des conteneurs des Appartements Saint-Joseph, le 4 janvier.

D’après celui-ci, un employé des immeubles GParadis, le promoteur qui a construit les Appartements Saint-Joseph, passe régulièrement cueillir des déchets placés à l’extérieur des conteneurs pour les mettre à l’intérieur, sauf que ceux-ci se remplissent vite. Lorsque les conteneurs sont pleins, certains individus laissent donc leurs rebuts à l’extérieur et le cycle recommence, raconte notre interlocuteur. 

Ce dernier a aussi remarqué que l’accès aux conteneurs était trop petit et qu’il était difficile, voire impossible, d’y déposer de gros objets. Si les gens ne peuvent y jeter leurs vidanges, ils vont donc les déposer à l’extérieur, a-t-il martelé. Lors de la visite du Carrefour, on a effectivement constaté une importante accumulation de rebuts et de boîtes de carton près des conteneurs.

Placette publique

Le résident du quartier Saint-Sauveur était aussi préoccupé par certains enjeux de santé et salubrité tels la présence de rongeurs et autres animaux attirés par les déchets qui traînent. Il a également dénoncé le fait que la placette publique, qui a vu le jour en 2020, soit située tout près des conteneurs à rebuts. 

D’autant plus, disait-il, que les lieux servent désormais « de parc à chiens ». Les gens s’y arrêtent non pour s’y asseoir et socialiser, mais bien pour le pipi de Fido, a-t-il raconté. 

Urine de chien sur un trottoir

Photo courtoisie
De l’urine de chien sur la placette située aux abords de l’immeuble, telle que photographiée par un citoyen.

Notre interlocuteur n’ose donc plus s’y rendre avec des enfants de son entourage car l’endroit n’est pas propre, affirme-t-il. 

La Ville de Québec agit

Un autre citoyen a quant à lui contacté le conseiller municipal de Saint-Roch – Saint-Sauveur, PIERRE-LUC LACHANCE. Ce résident avait déposé une plainte à la Ville le 3 janvier.  Le lendemain, M. Lachance a « demandé à ce qu’un avis soit fait auprès du propriétaire des Appartements Saint-Joseph à l’effet de mieux gérer les déchets », a-t-il expliqué au Carrefour.

À la suite des démarches de M. Lachance, la Ville de Québec semble avoir pris les choses en main. « Dès (le mardi 5 janvier) un inspecteur de la Ville est venu constater sur place la récupération du trop-plein des bacs de vidanges et récupération. (Pendant) près de 1h30, il est demeuré sur place pendant l’opération de récupération des déchets par un employé du propriétaire, qui a dû effectuer trois voyages à même son camion pour libérer le site du trop-plein. L’inspecteur de la Ville est revenu (le matin du 6 janvier) pour constater l’état de lieux. Il a  confirmé qu’un projet de clôtures pour les bacs a été approuvé et celles-ci seront installées au printemps », a ensuite indiqué le conseiller municipal au Carrefour, le 6 janvier. 

Selon une porte-parole de la Ville de Québec, WENDY WHITTOM, un bris d’équipement « de la part d’un fournisseur » aurait empêché la cueillette optimale des déchets sur les lieux. Ce problème est d’ailleurs réglé, a-t-elle précisé lors d’un entretien téléphonique le 6 janvier. 

À noter que deux conteneurs sont placés sur un terrain qui appartient à la Ville tandis que deux autres sont sur une bande de terre qui appartient à GParadis. Une entente sera d’ailleurs « régularisée » entre la municipalité et le promoteur, d’ajouter la porte-parole. 

Au moment de rédiger ces lignes, le 7 janvier, la firme GParadis n’avait pas encore répondu aux appels ni aux courriels du Carrefour. 

Un citoyen sceptique

Notre premier interlocuteur est toutefois sceptique quant à l’avenir et la propreté des lieux, lorsqu’on l’a informé de ces développements. Il se demande « qui va payer pour l’installation de la clôture : la Ville de Québec ou GParadis »? Précisons que la clôture serait installée sur le terrain du promoteur.

« Pourquoi c’est la Ville qui est en mode solution et non le groupe Paradis?», a-t-il répliqué, le 7 janvier. « On paie ses gens-là (les employés de la municipalité) pour solutionner des problèmes causés par le promoteur? Est-ce cela que je dois comprendre? », se questionne-t-il.

Le citoyen croît que la future clôture « devra être très haute pour que les gens de l’extérieur ne puissent pas balancer leurs sacs par-dessus », en rappelant que le problème de salubrité des lieux est récurrent et dure depuis longtemps.  

S’adresser au 311

Pierre-Luc Lachance invite par ailleurs ceux et celles qui éprouveraient des problèmes similaires à « faire des démarches auprès du 311, car c’est via ce service que les demandes doivent toujours passer », dit-il.

Le service 311 permet notamment de transmettre un commentaire, une demande d’intervention ou une plainte ou de solliciter une intervention rapide pour réparer un équipement défectueux ou signaler un problème sur la voie publique, selon le site web de la Ville de Québec.

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