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Sabrina Sirois
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France D’Amour a toujours le feu sacré

France D’Amour conçoit la musique comme la plus belle invention du monde.  « La musique transcende la routine et le gris de l’existence, y ajoutant couleur, émotion et bien-être.  Une médecine douce! ».   Elle offrait en décembre un treizième album, « D’Amour et rock ‘n’roll », témoignant de ce feu inextinguible qui l’habite depuis quelques décennies.

Susy Turcotte : L’été dernier, tu as présenté des spectacles avec Marjo.  J’imagine que cette expérience a été très enrichissante.

France D’Amour : On se complétait l’une l’autre. Marjo se donne totalement pour le public et crée une proximité touchante. Elle a une énergie indéfectible chaque soir. Moi, je suis plus relax, structurée, organisée. Nous avons beaucoup appris l’une de l’autre. J’ai réalisé que la solidarité féminine nous rend plus solides.

S.T. : Jason Lang, fidèle complice, a contribué à signer la musique avec toi, sauf pour deux titres.

F.D. : Quand Jason fait la guitare, je peux vraiment me concentrer sur une mélodie qui respecte le piétage. Contrairement aux autres albums, les paroles ont précédé la musique. Les paroles ont imposé une rythmique, un ton, une émotion, soulevées ensuite par la musique.

S.T. : Tu évoques souvent dans tes chansons l’importance d’être vraie, authentique. 

F.D. : Oui, il me tient à cœur d’être intègre, de croire en moi. La liberté est l’une des valeurs qui me guident.  

S.T. : Tu chantes « Les bleus sur mon cœur m’ont ouvert les yeux ». Tu sens que les épreuves te font avancer intérieurement?

F.D. : On se découvre et on se révèle à travers les épreuves.  

S.T. : « T’étais mon père » a d’abord existé comme un texte lu aux funérailles de ton père il y a quelques mois. Dans cet hommage, tu fais ressortir ses qualités humaines : « Tu as mis de la grandeur dans des petits riens ». Tu l’as composée seule à la guitare, puis tu as fait appel à Jean-Guy Grenier pour la pedal steel.

F.D. : Quand Jean-Guy est venu enregistrer, j’ai pleuré ma vie.  J’avais le goût de lui dire « Mon père te remercie », tellement son jeu était porteur de beauté. C’était tellement émouvant et ça rejoignait ce que je désirais. Je voulais quelque chose qui ressemble à l’au-delà.

S.T. : « Le rappel » expose l’importance que tu accordes à l’amour que tu reçois du public. L’empathie est au cœur de ta démarche.

F.D. : C’est étrange, j’ai fait ce constat au début de 2019. Ce qui rend ma vie intéressante, ce sont les expériences riches que je vis, tous les échanges avec les gens, l’émerveillement et l’admiration qu’ils suscitent chez moi quand je suis en contact avec leur courage, leur ingéniosité, leur persévérance. Terminer un spectacle est toujours difficile : on dirait que je n’ai jamais assez dit merci. Me sentir aimée est très grisant. J’ai le sentiment du devoir accompli.

France D’Amour viendra puiser sa force devant son public au Théâtre Petit-Champlain le 10 avril prochain.

Photo : Courtoisie

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