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Sabrina Sirois
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Et si on ramenait le SRB ?

Ça fait quelques années que je connais CATHERINE DORION, car elle a déjà rédigé des chroniques dans le Journal Le Carrefour de Québec et sur notre site Web. Elle avait un public fidèle. Le jour où elle nous a quittés pour écrire dans le monde meilleur du Journal de Québec, les statistiques de consultation de notre site ont diminué substantiellement.

Je la croise encore de temps à autre. Nous habitons le même coin et nous avons des enfants qui fréquentent la même école. Alors, je la connais, somme toute, assez bien. Sans être de grands amis, je dirais que nous avons toujours eu des rapports très courtois. 

Depuis qu’elle a été élue députée, ce qui me frappe, c’est de voir à quel point les attaques de ses détracteurs sont agressives. Quand on connaît une personnalité publique, c’est toujours un peu «weird» de constater les jugements que des gens, qui ne la connaissent pas du tout, peuvent avoir sur elle. C’est aussi surréel de voir à quel point tout un chacun émet ses opinions sur ce qu’elle peut dire. Certains montages que j’ai vus sur Facebook ont dû la faire rire, elle-même, de bon cœur, mais d’autres étaient carrément insultants pour un être humain normalement constitué. La plupart du temps, ces commentaires gratuits font abstraction du contexte et n’insistent que sur un aspect bien précis de ses propos. 

Quoi qu’il en soit, la moindre activité de la députée génère des réactions. À la longue, Catherine Dorion devient, pour certains, une espèce d’exutoire à toutes les frustrations. Pour d’autres, elle se transforme en une sainte moderne, dont l’opinion a valeur d’évangile. Catherine a ses «haters», ceux qui la détestent et qui dénoncent tout ce qu’elle dit. Par contre, elle a aussi ses «likers», ses fans finis qui approuvent toutes ses prises de positions, sans se poser de questions. 

Pour ce que je connais d’elle, Catherine Dorion est une fille qui ne se prend pas trop au sérieux. Elle aime ses enfants et vit modestement. Elle rêve d’un monde meilleur auquel, personnellement, je n’aspire pas, mais elle en a le droit. Plusieurs des choses qu’elle soutient ne sont pas dénuées de sens pour autant. 

Quand on connaît un peu Catherine Dorion, on sait qu’elle est une personne beaucoup plus nuancée que le portrait qu’on peut s’en faire à travers le prisme de l’actualité. La vraie Catherine Dorion se dresse probablement à l’intersection entre ceux qui la détestent sans raison et ceux qui lui donnent le Bon Dieu sans confession.

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