Sabrina Sirois
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FEQ : Québec rime avec Beck

C’est avec une quinzaine de minutes de retard que Beck est monté sur scène entouré de ses musiciens, prenant d’assaut, au son de sa guitare, la scène Bell des Plaines d’Abraham. Dans des éclairages psychédéliques très géométriques, le ton était donné pour une soirée rock aux accents rétro-pop.

“Hey Québec! My name is Beck by the way!” Malgré des noms qui riment, la communion entre Beck et Québec ne s’est pas faite naturellement. Un peu comme une première rencontre malaisante, la soirée n’a pas été aussi chaleureuse que ce à quoi on aurait pu s’attendre et je m’explique encore mal ce qui s’est passé. La foule était nombreuse, mais étrangement réservée.

Pourtant, avec Devil’s Haircut et Loser en entrée de jeu, tout y était pour que la magie opère.

Au total, ce sont cinq des dix pièces du nouvel album Colors, paru en octobre 2017, qui nous ont été offertes, soit un tiers du spectacle, lequel a été plutôt bref avec ses quinze chansons. Avec un répertoire artistique aussi riche, dense et diversifié, le spectacle aurait facilement pu être plus long afin de vraiment rassasier les fans réunis. En effet, depuis la parution de l’album Odelay en 1996 qui a connu un grand succès, Beck nous a offert pas moins de neuf albums, en plus de nombreuses collaborations à des bandes originales de film.

Même si certaines critiques ont été par moment très rudes, parlant d’un album “racoleur et cliché”, se voulant beaucoup plus commercial et radiophonique que ce à quoi Beck nous avait habitué, force est d’admettre que les pièces de Colors passent extrêmement bien le test de la scène.

Parmi les moments forts de la soirée, il y a eu Debra, de l’album Midnite Vultures, que Beck nous a offerte en formule accoustique, sans artifice ni projection, avec pour seul éclairage un faisseau de lumière blanche pointé sur lui, seul sur scène.

Moi qui ai beaucoup aimé l’album Morning phase, récompensé d’un Grammy en 2015 à titre de meilleur album de l’année, j’étais heureuse qu’au moins une de ses pièces trouve sa place dans l’alignement de la soirée. Et ce fut grâce au public qui a choisi cette pièce alors que Beck nous laissait le choix entre Lost Cause et Blue Moon. Encore ici en version accoustique et épurée, mais cette fois accompagné sur scène par ses musiciens regroupés près de lui. Un moment sublime.

Beck a finalement quitté la scène, non sans avoir réveillé la foule avec une finale complètement endiablée de E-Pro. Après un rapide changement d’habit, l’artiste est revenu assurer la fin de sa prestation avec un autre de ses grands succès Where it’s at, dans une version allongée où il a pris soin de présenter ses musiciens en leur laissant le temps de se mettre en valeur à chacun leur tour. Pour sa part, c’est avec son harmonica que Beck a offert les dernières notes de ce spectacle haut en couleurs.

Photos : Philippe Moussette

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