Sabrina Sirois
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Douce soirée avec Stacey Kent au Palais Montcalm

Vieux-Québec — C’est devant une salle comble que la chanteuse jazz américaine Stacey Kent a renoué avec son public québécois au Palais Montcalm, le 2 mars.

Accompagnée du pianiste Art Hirahara, d’Anthony Pinciotti à la batterie, de Tom Hubbard à la contrebasse et de son mari, Jim Tomlinson au saxophone, Stacey Kent s’est présentée sur scène souriante avec un air gamin et ravi d’être là.

Même si la mise en scène était très sobre et statique, c’est par la musique et les paroles qui évoquent de si belles et douces images que la soirée s’est remplie peu à peu de tant de beautés. Des promenades en amoureux, des amours naissants, l’arrivée du printemps sont autant d’histoires qui nous ont été racontées hier par la voix douce et cristalline de Stacey Kent.

Dans un français presque impeccable, elle nous a présenté les chansons de son plus récent album I know I dream, enregistré à Londres avec un orchestre de 60 musiciens. D’ailleurs, elle a évoqué la possibilité d’une tournée de spectacles avec l’orchestre complet. Ce serait assurément à ne pas manquer.

Dès les premières chansons, Stacey Kent laisse beaucoup de place aux musiciens qui l’accompagnent en se plaçant en retrait durant leurs solos. Majoritairement anglophone, l’album compte quelques pièces en français dont Les amours perdus de Serge Gainsbourg. La deuxième partie du spectacle s’est d’ailleurs terminée en français avec Jardin d’hiver d’Henri Salvador avec la foule qui chantait en chœur. Un très beau moment.

Stacey Kent a également laissé de la place aux demandes spéciales que lui avait adressées son public avant le spectacle, dont The Ice Hotel et C’est le printemps, qu’elle a interprété moitié en français et moitié en anglais.

Parmi les autres beaux moments de la soirée, notons la très belle La Rua Madureira de Nino Ferrer, l’intemporelle Smile et une magnifique chanson en portugais qu’elle a interprétée avec son mari.

Et je ne pourrais terminer cet article sans parler de l’immense talent d’Anthony Pinciotti à la batterie. À la toute fin du spectacle, nous avons eu droit à un mémorable solo qui démontrait son incroyable maîtrise. Tout au long de la soirée, j’ai été en admiration devant son travail si précis et délicat.

Si vous souhaitez vous immerger dans l’univers de Stacey Kent vous aurez du choix, car celle-ci compte 19 albums à son actif, soit près d’un album par année depuis le lancement de son tout premier en 1997, Close your eyes. Outre ses nominations aux Grammys, elle a récemment obtenu le Jazz Japon Award pour Album of the year, récompensant son plus récent album I know I dream.

Photo: Palais Montcalm

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