Sabrina Sirois
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Haricot magique: Enfin réalité

Saint-Roch — Myriam Lachance et Marc Hébert verront leur dur labeur devenir réalité. D’ici la mi-février, ils lanceront Haricot magique, une épicerie axée sur les produits biologiques et en vrac au 506, rue Saint-François. Voilà tout près de deux ans que les deux amis travaillent sur le projet. Le Carrefour a voulu en savoir davantage sur leur parcours.

Comment est né le projet?

Myriam Lachance (ML) : J’étais dans une période de ma vie où je cherchais à faire quelque chose plus en lien avec mes valeurs. J’avais envie de relever de nouveaux défis, d’être plus confortable avec ce que je faisais. C’est en visitant une des premières épiceries zéro déchet de la région basée à Baie-Saint-Paul que je me suis aperçue que c’était génial comme idée. J’en ai parlé à Marc pour lui dire qu’on pourrait faire ça. Il a dit oui. De plus, c’était en lien avec nos valeurs, soit l’environnement, la coopération et la saine alimentation.

Que faisiez-vous avant?

ML : J’étais dessinatrice industrielle. C’est complètement autre chose. (rires)

Marc Hébert (MH) : Directeur produit pour le logiciel qu’il y a dans les bibliothèques de prêts numériques.

Était-ce important pour vous de fonder une coop?

ML: Oui, surtout pour avoir un milieu de vie démocratique. Ça permet de créer un sentiment d’appartenance. C’est important aussi pour être près de nos membres. Il y a toujours quelqu’un qui les représente sur le CA.

MH: Aussi, on croit en l’intelligence collective. Tous ces gens qui sont membres viennent apporter au projet d’épicerie et en font leur projet à eux aussi.

Quels sont les défis que vous avez rencontrés?

Marc et Myriam en cœur : Tout! (rires)

ML: On est parti de zéro. Le plan d’affaires, ça a bien été, mais c’était tout un défi. Il fallait qu’il soit assez étoffé pour que les partenaires financiers croient en notre projet. Puis, il y a eu les états financiers.

MH: Étant une coopérative, ce n’est pas comme une compagnie privée, on ne peut pas arriver avec nos garanties personnelles. Il faut que ça soit solide et avoir le plus de détails. C’est plus complexe, mais on a d’autres avantages qu’une entreprise privée. Sinon, l’organisation et le chantier. On n’a pas le contrôle sur tous les travaux. On aurait aimé ouvrir plus tôt, mais il y a eu des retards notamment pour les fenêtres thermos.

Que retrouvera-t-on dans votre épicerie?

ML: Du sec en vrac comme des noix, des graines, des fruits séchés, les légumineuses, les pâtes, la farine, etc. on veut même avoir des vinaigres, des huiles. On va avoir des fruits et légumes frais et bio. En fait, on veut que tout soit bio. Une fois ouvert, on aura notre certification biologique Québec Vrai.

MH: Tout ce qu’il y a dans une épicerie traditionnelle, on va essayer de l’avoir si c’est possible de le vendre en vrac.

Avez-vous des fournisseurs locaux?

MH: Pour les fruits et légumes en hiver, c’est impossible à part quelques-uns. Pour l’été, on a des contacts locaux avec qui l’on pourrait travailler. On fera affaire avec des distributeurs internationaux pour des choses qu’on ne retrouve pas ici comme des noix, les légumineuses, etc.

Allez-vous préparer des mets?

ML : Oui, on veut faire un menu midi et du prêt-à-manger à emporter. C’est le même principe, les gens peuvent apporter leur propre contenant et on leur met dedans.

Un de vos objectifs est d’être le plus zéro déchet?

MH: On va avoir des contenants compostables. Le but c’est de rendre l’alimentation santé accessible. On va essayer aussi d’avoir les meilleurs prix possible. C’est un peu plus cher le bio, mais au moins avec le vrac, tu contrôles tes pertes.

ML: On fera aussi de la consigne. Donc si les gens ramènent leur pot, on leur en redonne un autre. Ensuite, on va pouvoir les stériliser ici.

Info.: www.facebook.com/le.haricot.magique/

Marc Hébert et Myriam Lachance, cofondateur de l’épicerie Haricot magique. Photo: Marie-Claude Boileau

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