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Elvis Experience : Fidèle à Elvis

Limoilou — L’événement promettait d’être grandiose. Le King lui-même, Martin Fontaine, flanqué de 80 musiciens, dont 55 membres de l’Orchestre symphonique de Québec, s’étaient donné rendez-vous le 16 août au Centre Vidéotron afin de souligner cette journée spéciale au coeur des fans, celle qui marquait le 40e anniversaire de la mort d’Elvis. L’intention était bonne et les attentes étaient grandes.

Le départ s’est avéré boiteux avec une introduction un peu trop longue sur fond d’images d’archives de Las Vegas durant les années 70.

Le son était comme le reste, dans une tonalité vintage. La voix de Martin Fontaine semblait étouffée et éteinte. Pour ma part, j’aurais aimé davantage d’envolées vocales et que les choristes soient mis en valeur.

C’est seulement après 45 minutes de spectacle que l’ampleur et le grandiose attendus se sont présentés. La réaction s’est tout de suite fait sentir dans la foule qui s’est davantage animée. Mention d’honneur aux couples qui dansaient dans les allées au parterre durant Johnny B. Goode.

La foule s’est aussi excitée sur Teddy Bear alors que même les employés du Centre Vidéotron lançaient des oursons en peluche dans la foule.

Les femmes présentes, jeunes et moins jeunes, entraient avec plaisir dans le jeu en se rassemblant devant la scène, attendant qu’Elvis leur lance un de ses foulards imbibés de sueur.

Elvis Expérience <span>by Philippe Moussette</span>Elvis Expérience <span>by Philippe Moussette</span>Elvis Expérience <span>by Philippe Moussette</span>Elvis Expérience <span>by Philippe Moussette</span>Elvis Expérience <span>by Philippe Moussette</span>Elvis Expérience <span>by Philippe Moussette</span>Elvis Expérience <span>by Philippe Moussette</span>
Expérience totale

L’expérience est totale, car Martin Fontaine ne quitte jamais son personnage. Plusieurs femmes sont venues l’embrasser durant Love me tender comme si c’était le vrai Elvis. En contrepartie de cette immersion, même s’il parlait régulièrement à la foule en tant qu’Elvis, le contact n’était pas suffisamment réel pour créer une véritable émotion à mon avis. Comme si le personnage faisait écran à une véritable connexion humaine avec le public.

Le grand défaut de ce spectacle était d’être une espèce d’hybride; ni un véritable spectacle, ni une comédie musicale, ni une pièce de théâtre. L’entracte est toutefois venu nous rappeler que nous étions bel et bien devant quelque chose qui se rapprochait bien davantage de la pièce de théâtre que du spectacle. Heureusement, la foule est revenue plus enthousiaste qu’en première partie et le son m’a paru nettement meilleur.

Parmi les moments forts, Burning love, avec l’orchestre pour amplifier le tout, What now my love, chaudement applaudit, de même que The Impossible Dream.

Nous avons aussi eu droit à une superbe séquence où se sont enchaînés Suspicious minds, Hound dog, Blue Suede Shoes, All Shook up, Fever, Glory Glory Hallelujah et My Way. Nous avons alors davantage pu apprécier la puissance de la voix de Martin Fontaine. Le spectacle s’est conclu en douceur avec Can’t help falling in love.

Sans bouder mon plaisir, j’aurais préféré une version sublimée des chansons d’Elvis plutôt qu’une reproduction fidèle.

Photos : Philippe Moussette

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