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Change de disque par Tanya Beaumont: Le retour de Rosheen

Le 17 mars dernier, le groupe Rosheen lançait l’album Crossroads Ahead après de longues années d’attente. Rencontre avec la voix du groupe, Lynn Vallières.

Il s’est écoulé plusieurs années entre la sortie de vos deux albums. Pourquoi?
Cet album est dû depuis à peu près 10 ans! On ne regrette rien. Au lieu d’avoir une pièce sur 13 qui est bonne, il y en a treize sur treize! Disons qu’on surfait sur le premier album. Chacun avait des projets personnels et on avait de la misère à se trouver du temps. Ça s’est fait de manière graduelle. On a travaillé plus intensément dans les trois dernières années. Ça sortit quand ça sortit!

Vous êtes six musiciens dans le groupe. Comment se passe la composition?
On est trois qui composent en majorité. On écrit chacun de notre bord et l’on se présente à un à l’autre par la suite. Moi je fais surtout les corrections! Parce qu’il y a des membres francophones qui composent en anglais donc moi je les raffine un petit peu. Pour les arrangements, des fois c’est le musicien qui s’occupe de son instrument, mais d’autres fois c’est Grégoire (Painchaud) qui a des idées et qui les apporte au groupe. On essaie et ce qui marche le mieux, on le garde!

Est-ce que c’est très démocratique pour la prise de décision au sein du groupe?
C’est surtout difficile de trouver un moment où on peut en discuter. Ces derniers temps, quand ça ne se branche pas, c’est moi qui décide!

Après une longue absence, aviez-vous peur que le public ne soit pas au rendez-vous?
Moi j’étais un peu inquiète à savoir comment notre retour serait accueilli. Finalement, rien n’avait changé! Les gens qui nous suivaient nous suivent encore, et ils ont eu le temps, en 20 ans, de faire écouter l’album à plein de monde donc on a eu de nouveaux fans. De toute façon, le style de musique qu’on fait, c’est bon pour la vie!

Qu’est-ce qui a évolué dans le son, dans la musique de Rosheen?
On a un peu plus de métissage international et de folk, mais on continue à raconter des histoires. Même quand c’est instrumental, c’est imaginaire, mais on peut suivre le déroulement. Nos textes racontent quelque chose du début à la fin. Au départ, c’était mes racines irlandaises et je voulais raconter ce qui s’était passé à partir du moment de la grande famine en Irlande et quand ils sont arrivés ici à l’île de la quarantaine.

Info.: www.rosheen.net

Photo: Courtoisie

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