Sabrina Sirois
Home À la Une Quoi qu’on dise par Martin Claveau: Allah est grand

On fera quoi avec nos églises? Ce sont de belles bâtisses et on aimerait bien que la plupart demeurent dans le paysage. Le problème, c’est que plus personne n’a les moyens de les entretenir.

Sans aide gouvernementale, à peu près rien n’est assez rentable pour faire vivre de tels espaces. On sait que les lieux de culte ne paient pas de taxes foncières, alors quand on s’achète une église, ben, elle tombe sous la loupe des évaluateurs de la ville et les taxes montent en fonction de l’évaluation. C’est connu, un compte de taxe salé rebute bon nombre d’acquéreurs potentiels.

Il y a plusieurs projets sur la table pour convertir des églises, mais pas grand-chose de concret n’émerge généralement. Bien sûr, la prise en charge de l’église Saint-Esprit par l’École de cirque à Limoilou a été un succès. La Nef et le sous-sol de l’église de St-Roch représentent aussi des accomplissements. Les organisations qui gèrent ces anciennes églises ont toutefois dû affronter de forts vents de face et la partie n’est pas facile. Rappelez-vous la saga de l’église Saint-Vincent-de-Paul, dans la côte d’Abraham. Un promoteur l’achète, avec comme supposé objectif d’en faire un hôtel. Il convainc ensuite la ville qu’elle doit être détruite pour que le projet se fasse. La municipalité consent, mais oblige le promoteur à en conserver la façade. Après plusieurs années de niaisage, la ville l’autorise à détruire ce qui reste de l’église, car l’ensemble menace de tomber. L’endroit devient ensuite un grand stationnement qui rapporte un max et ne paie pas trop de taxes. Puis, Dieu le maire se fâche et a interdit que ça soit un parking. Puis, plus rien… Faut comprendre que ça coûte moins cher pour un propriétaire de payer les taxes pour un terrain vide que pour une église qu’on évalue valoir 7-8 millions.

Si certains projets récents sont intéressants, comme celui de L’église St-Charles à Limoilou : espaces d’initiatives, la plupart ne franchiront toutefois jamais le test du financement.

Étrangement, quand je regarde ça froidement, la solution pour sauver nos églises pourrait être de les convertir… En mosquées. Sacrilège, diront certains. Sauf qu’il y a de plus en plus de musulmans à Québec. L’islam est une religion en progression, qu’on aime ou non. Les mosquées sont souvent trop petites et très fréquentées. Il serait surprenant que ma solution passe le test du tribunal populaire, mais à bien y penser, c’est peut-être la seule qui ait du sens pour empêcher nos églises de devenir des parkings.

 

 

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