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Sabrina Sirois
Home À la Une Daniel Tabouret: 50 ans de judo

Beauport – Adolescent un peu turbulent, Daniel Tabouret a commencé à pratiquer le judo pour les valeurs véhiculées par ce sport. Ce désir s’est mué en une passion qui l’a, non seulement, mené à atteindre de très hauts niveaux, mais également à fonder le Dojo de Beauport, un club qui a formé plusieurs olympiens. Petit retour en arrière en cette année du 50e anniversaire de l’organisation.

Quand avez-vous commencé le judo?
J’ai commencé en 1958 au club de Moulins, une ville d’environ 40 000 habitants en Auvergne en France. J’avais 18 ans à l’époque.

Pourquoi vous êtes-vous initié au judo?

La formation à la japonaise m’attirait. Le respect d’autrui et le contrôle de soi sont présents dans les arts martiaux notamment dans le judo. Il y a un certain code moral. J’en avais besoin pour parfaire mon éducation.

En aviez-vous besoin?
J’étais un peu turbulent et extraverti. Mes parents avaient un peu de difficulté avec moi entre autres avec la discipline. On retrouvait justement tous ces points très importants dans la formation d’un judoka. Mon père, ma mère et mon entourage étaient très satisfaits que j’adopte ces arts martiaux.

Quand êtes-vous arrivé au Québec?
Je suis arrivé par bateau en 1962. J’ai travaillé au restaurant Baril d’huîtres (rue St-Joseph) qui n’existe plus. Je combinais ce travail avec le judo que je continuais à pratiquer au seul club de Québec sur la rue Sainte-Claire.

Comment a commencé votre école à Beauport?

En 1965, la Ville de Giffard m’a demandé s’il n’était pas possible d’offrir des cours et j’ai accepté. On montait et démontait deux fois par semaine les tapis de l’École Nouvel-Horizon parce qu’il ne fallait pas les laisser dans le gymnase. On avait à ce moment-là 12 élèves. Aujourd’hui, leur nombre s’élève entre 350 et 400. Il est important de mentionner qu’il n’y a pas que du judo. On a ajouté au fil des années l’Aïkido (1980), le Kobudo (1983), l’Iaido (2003) et le Jujitsu en forme brésilienne (2005).

Avez-vous poursuivi votre formation pendant ces années?
Absolument. En suivant des stages au Japon, en Europe… j’ai toujours essayé d’aller chercher des grades supplémentaires. Je suis aussi arbitre international en judo depuis 1970. De plus, je figure au temple de la renommée de Judo Canada et Québec en tant que formateur. Plusieurs de mes élèves ont performé au niveau national et international. On a actuellement 180 ceintures noires. Dans l’est de la province, on est le club ayant formé le plus de ceintures noires.

De quoi êtes-vous le plus fier?
De la formation qu’ont reçu mes élèves toutes disciplines confondues, de leur avoir donné la passion, de les voir s’appliquer à acquérir les enseignements des arts martiaux et d’avoir eu des professeurs qui ont eu la passion d’enseigner. En tout, 53 enseignants se sont succédé depuis 1965. Ils ont maintenant des clubs un peu partout dans la province et au Canada. Puis, je suis également fier des médailles au niveau international. Patrick, Sophie et Catherine Roberge ainsi qu’Antoine Valois-Fortier se sont rendus aux Olympiques. Antoine a obtenu une médaille olympique ainsi que le titre de vice-champion du monde en Russie en 2014.

Votre objectif d’un podium aux Olympiques étant atteint, visez-vous maintenant plus haut?
Je pense qu’Antoine va nous surprendre encore aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et qu’il ira chercher une médaille d’or. Il s’entraine maintenant au Centre national à Montréal, mais il garde toujours d’excellents rapports avec sa famille de Beauport qui l’aide beaucoup. D’ailleurs, ses trois sœurs font du judo tout comme son papa.

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En rafale

Quel est votre niveau en judo? Le 7e Dan. Je suis également 3e Dan en Aïkido et en Jujitsu.

Quel est l’athlète de votre club qui vous a le plus marqué en 50 ans? Chez les hommes, il s’agit d’Antoine, car il a gardé la tête froide et est resté humble. C’est un exemple pour les jeunes générations. Chez les femmes, Diane Amyot a marqué son temps. Cette experte professeure au Dojo, qui a son club de judo à Baie-Saint-Paul, a été championne canadienne et a remporté plusieurs médailles au niveau mondial. Elle détient une expertise mondiale et elle a aidé plusieurs jeunes en catégorie poussin (4 à 8 ans).

Avez-vous d’autres passions? J’ai une passion pour mon métier. En 1965, Jean Avril et moi avons été cofondateurs de l’École hôtelière de la Capitale. J’y ai d’abord été enseignant. Puis, j’ai été à la direction de l’école avant ma retraite. En tout, j’y ai travaillé de 1965 à 2002.

 

 

Des activités pour les 50 ans

Plusieurs activités se dérouleront au cours de l’année pour célébrer ce 50e anniversaire. Le Dojo organisera une journée familiale et un repas champêtre au Centre de plein air de Beauport le 30 mai. Tous les clubs de judo la région sont conviés à cette activité. Un camp d’entraînement international de judo et un stage de préparation physique figurent également au programme.

Photo: Courtoisie

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