Sabrina Sirois
Recyc-Québec
Home À la Une Quoi qu’on dise par Martin Claveau: Des croûtes à manger

Où sont les racks à vélos?

Durant les vacances, je suis allé faire le touriste à Montréal, chose que je fais rarement. Pas que je ne visite jamais la métropole, mais habituellement, je visite des amis alors forcément, c’est différent.

 

 

Première constatation, ceux qui disent que ça va mal à Montréal sont dans le champ! En fait, je dirais que ça va plutôt bien. Certes, politiciens et administrateurs municipaux ont mangé la claque récemment, reste que l’économie de la ville demeure plutôt saine. Il s’y produit et s’y échange des biens et services comme nulle part ailleurs au Québec. Rien qu’au centre-ville, où je logeais, j’ai compté une quinzaine de grues qui s’échinaient sur des projets de construction privés, et non sur des projets gouvernementaux, comme c’est souvent le cas chez nous.

 

 

 

Et il y a du monde! Bon sang qu’il y a du monde! Des Asiatiques, des Arabes, des juifs orthodoxes, des hindous, des Anglos, des péquistes, des Beaucerons, des jeunes, des vieux, des clochards, des touristes, en voulez-vous, en voilà des gens. Voir les trains de banlieue cracher leur flot quotidien de gens qui s’en viennent travailler demeure toujours impressionnant pour celui qui n’y est pas habitué. Chez nous, le train de banlieue, ce serait plutôt la file de «chars» sur Laurentienne ou Robert-Bourrassa le matin. Le moindre coin de la rue sur Sainte-Catherine pullule de piétons qui piaffent en attendant la prochaine lumière. Aucune, je dis bien, aucune rue de notre ville ne voit défiler autant de piétons que cette rue qui, après tout, n’en est n’en est qu’une sur des dizaines. J’ai parcouru à pied les grandes artères commerciales que sont les rues Saint-Denis, Mont-Royal et Crescent. On y retrouve une offre commerciale diversifiée comme nulle part ailleurs. Aucune de nos avenues ne se rapproche de ces rues en matière de fréquentation. Ici, tout le monde va au centre d’achat pour magasiner ou presque.

 

 

 

Les Montréalais sont également meilleurs que nous pour ce qui est des pistes cyclables urbaines. Plusieurs stationnements ont été sacrifiés pour leur faire de la place, au grand dam des automobilistes. Force est d’admettre que ça marche, car les gens les utilisent à toute heure du jour ou de la nuit.

 

 

 

Lorsqu’on revient chez nous après avoir arpenté les rues de la Métropole pendant quelques jours, ben, on trouve que c’est pas mal tranquille. Nous jouissons certes d’une belle qualité de vie, mais pour la vitalité et l’énergie, malheureusement, Montréal est encore bien loin devant.

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