Sabrina Sirois
Recyc-Québec
Home À la Une Change de disque par Tanya Beaumont: Lara Brown présente Papillon de nuit

Avant de prendre une pause pour son congé de maternité, Lara Brown nous laisse un EP de quatre titres qui est intitulé Papillon de nuit. Rencontrée en Suisse au festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec, la rouquine y a présenté son album. 

Parle-nous de ta relation avec le festival Pully Québec?
Je suis venue en 2006, 2008 et 2010. J’ai sauté 2012 et me v’là en 2014 avec un nouveau EP! Pour les Suisses, il y a tout de sortes de Québécois. Pour les Québécois, c’est l’occasion aussi de se retrouver entre eux. Je rencontre du monde que je n’ai jamais vu au Québec avec qui l’on fraternise. Ça fait de belles soirées!

Ton EP se nomme Papillon de nuit. Pourquoi?
Ça fait référence à une chanson qui est sur le EP. Je l’ai écrite un peu pour Lhasa, un peu pour Ève Cournoyer. C’était un concept dans ma tête. Les papillons de nuit ont tendance à aller vers la lumière, à se brûler les ailes et à mourir là, cramer par la lumière. Il y a un couplet pour Lhasa et un autre pour Ève. L’ensemble de la chanson parle de la volonté des auteurs-compositeurs-interprètes et des poètes en général, de vouloir être connu et de vouloir aller toujours plus loin vers la lumière pour finalement, se brûler les ailes.

Pourquoi c’est cette chanson-là qui a donné le titre à l’album?

Je la trouvais inspirante. Pourtant, ce n’est pas la plus radiophonique de l’album, c’est la plus douce. C’est celle qui est le plus proche de la chanson qui est moins électro, mais elle est très poétique et j’aimais l’ambiance. Il y a aussi un beau visuel qui vient avec!

La chanson L’amour sans anathème est plus pop. C’est ce que tu souhaitais pour ouvrir l’album?
Je l’ai écrite comme ça. Moi, j’écris des maquettes puis je les donne à ceux avec qui je travaille et ils partent de ça. Les gars qui ont fait ça, Alexis Dumais et Olivier Saint-Pierre, me sont arrivés avec ça comme une surprise. J’ai trouvé ça excellent. Tous les arrangements qu’ils m’ont proposés sont passés au conseil. C’est peut-être l’album avec lequel je me suis le moins impliquée personnellement. Ce qui est bizarre parce que d’habitude, je suis là toutes les sessions de A à Z, de la pré-prod à la post-prod. Franchement, ça fait du bien d’avoir un peu de recul et, en tant qu’auteur-compositeur-interprète, de venir poser sa voix sur quelque chose que tu avalises. C’est comme si, tout d’un coup, je me retrouvais vraiment à faire ma job plutôt que de porter 12 chapeaux!

Il y a une reprise sur l’album, Golden Brown des Stranglers. Pourquoi?
C’est une toune que j’adore. Je suis en amour avec, je la trouve magnifique. C’est une chanson qui parle de héros et de femme à la base donc j’ai les cheveux roux et je m’appelle Lara Brown donc je trouvais ça ben drôle! Mais c’est vraiment un coup de cœur.

Lara Brown en spectacle au Théâtre de la voirie, au festival Pully-Lavaux à l’heure du Québec.

Photo : Tanya Beaumont

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