Sabrina Sirois
Home Culture Un premier album complet pour Grenadine

Derrière le nom de scène Grenadine – ou devant, selon les points de vue – Julie Brunet se dévoile avec son premier album homonyme.  

 

 

Ton EP numérique, sorti en 2010, a connu un bon succès. T’attendais-tu à une si forte réponse?

Pas du tout. Ça aurait pu passer dans le beurre. Je ne m’attendais pas à ce qu’on en parle dans les médias, que ça joue dans les radios et qu’on en parle même en France. Ça surprend toujours! Surtout qu’à l’époque je n’avais pas d’équipe, pas de gérant et personne pour faire la promo. C’est internet!

 

 

Pourquoi ç’a été si long avant la sortie de l’album complet?

On a pris notre temps. On voulait bien faire les choses. J’aurais pu lancer l’album six mois ou 1 an après le EP, mais le résultat aurait été pas mal différent. C’était important pour moi et pour mon équipe de faire les choses comme il faut, quitte à attendre pour mettre plus de moyens et avoir les bonnes personnes au bon moment. Moi, je n’ai pas l’impression d’avoir attendu parce que j’ai beaucoup travaillé pour préparer cet album.

 

 

Pourquoi certaines chansons du EP sont-elles reprises sur l’album?

J’avais d’autres chansons en banque que j’aurais pu utiliser, mais je trouvais que c’est deux chansons méritaient une deuxième vie. C’est sûr qu’elles ont beaucoup changé en studio, c’était ma condition. Je voulais les transformer et les rendre à mon goût quatre ans plus tard. C’est toujours déchirant, même si c’est des compositions plus récentes, quand on décide de les écarter juste parce que ça ne marche pas dans l’ensemble. C’est décevant, mais ce sont des chansons qui vont peut-être resurgir un jour. On les fait en spectacle quand même.

 

 

Tu as travaillé avec Jérôme Minière à la réalisation. Pourquoi lui?

C’est un choix qui s’est imposé de lui-même. Après la sortie du EP, il m’avait contactée pour me dire qu’il aimait bien ce que je faisais. Quand est venu le moment de penser à un réalisateur, son nom est ressorti. Quand on lui a demandé, il a dit oui!

 

 

Comment est-ce de travailler avec lui?

Jérôme c’est quelqu’un de très gentil. Ç’a été simple, je n’ai pas senti de pression ou que j’étais en présence d’un égo. Ç’a été un travail 50-50, d’égal à égal. J’ai l’impression de m’être assise avec un ami et d’avoir fait un album. Si c’était à refaire, j’aimerais retravailler avec lui.

 

 

Est-ce que le spectacle est déjà prêt?

On a monté le spectacle pour le FME (Festival de musique émergente d’Abitibi-Témiscamingue) l’an passé. C’est sûr que depuis on a joué pas mal et on s’est promené pour roder le spectacle. Ç’a pris une petite coche! On va ajouter de nouvelles chansons et des covers. Les premiers spectacles auront lieu à la fin février alors on va se remettre à pratiquer plus intensivement. J’ai de bons musiciens, ça devrait bien se passer!

 

 

Grenadine sera en première partie des Hay Babies le 16 avril au Théâtre Petit Champlain.

 

Photo: Courtoisie (Julie Artacho)